Le sauvetage des vies sur le littoral, une mission de la SNSM

Assurant une surveillance constante de la baignade sur les plages, les nageurs sauveteurs de la SNSM sont les premiers présents en cas d'incident. Formés au secourisme et aux interventions en milieu aquatique, ils constituent le premier maillon de la chaîne des secours sur le littoral.
Un nageur sauveteur de la SNSM en surveillance de plage.

La surveillance des plages

Les maires et les collectivités de bord de mer ont pour obligation légale d'organiser la surveillance de leurs plages. Pour ce faire, ils emploient, pour la saison estivale, des sauveteurs diplômés (aussi appelés “maîtres nageur”, “surveillants de baignade” ou “nageur sauveteur”), en mesure de mener à bien différents types d'interventions, de coordonner et de prévenir les secours et de prodiguer les premiers soins.

Les nageurs sauveteurs de la SNSM assurent cette mission sur un tiers des plages surveillées du littoral.

Avant le début de la saison estivale, la SNSM affecte les nageurs sauveteurs formés dans ses centres de formation et d'intervention (CFI) sur les différents postes de secours des communes. Bénévoles pendant l’année, les nageurs sauveteurs sont rémunérés pour leur emploi estival en poste de secours durant l’été. Depuis quelques années se développent de nouveaux types de postes d’intervention effectuant des patrouilles nautiques sur les zones littorales isolées. 

1 400 nageurs sauveteurs de la SNSM pour sécuriser le littoral français

Mille quatre cent nageurs sauveteurs de la SNSM répartis dans les 260 postes de secours interviennent dans les zones de baignade aménagées jusqu'à 300 mètres des côtes. Âgés en moyenne de 18 à 25 ans, composés pour ⅔ d'hommes et ⅓ de femmes, les nageurs sauveteurs se recrutent principalement parmi les étudiants (⅔) et les jeunes salariés.

Leurs missions :

  • porter assistance aux baigneurs en danger et aux utilisateurs d’engins de plage (planches à voile, engins pneumatiques, kitesurf, petits voiliers, etc.) en difficulté ;
  • administrer les premiers soins aux personnes victimes d’accident ;
  • signaler les problèmes aux unités de secours adaptées.
""
Nageurs sauveteurs de la SNSM en intervention sur un jet-ski © Véronique Le Goffic

Outre ces actions de sauvetage, les Sauveteurs en Mer présents sur les plages opèrent également un vaste travail de prévention auprès des vacanciers afin de réduire les risques d’accident.

La formation des nageurs sauveteurs de la SNSM

Pour devenir nageur sauveteur pour la SNSM, il faut suivre une formation d’au moins 300 heures la première année (assurée par 800 formateurs bénévoles) et s’adresser pour cela à l’un des 32 centres de formation et d’intervention (CFI) le plus proche de son domicile.

Une fois diplômés, les nageurs sauveteurs de la SNSM peuvent exercer la surveillance des baignades sous la responsabilité d’un chef de poste. Ils ont l’obligation de s’entraîner régulièrement pour maintenir leur niveau de compétences ou en acquérir de nouvelles dans le cadre de formations qualifiantes spécifiques : "plages dangereuses", "marine jet", "chef de poste", etc.

Les nageurs sauveteurs restent à la SNSM pendant 3-4 ans en moyenne. Cette rotation nécessite un effort permanent de recrutement et de formation de la part de l’association, afin de répondre aux sollicitations des communes du littoral. Les nageurs sauveteurs peuvent participer à des dispositifs prévisionnels de secours (DPS).

Les nageurs sauveteurs qui ont suivi une formation initiale et sont diplômés doivent suivre durant l’année une formation continue pour pouvoir repartir en plage l’été suivant.

En rejoignant la SNSM, les jeunes ajoutent non seulement à leur cursus une expérience enrichissante grâce à un engagement citoyen et solidaire mais bénéficient en outre d’une formation diplômante qui peut être déterminante par la suite dans leur recherche d’emploi.

Face à l'augmentation des estivants sur les plages et à la multiplication des loisirs nautiques de bord de mer, les nageurs sauveteurs jouent un rôle clef dans l'amélioration de la  sécurité. Ils contribuent à diminuer le nombre des accidents sur le littoral français.

Ce qui pourrait vous intéresser