Les sauvetages d'hier

Cayeux 4 mars 1897

Au petit jour, vers 6 heures, le patron Devismes aperçoit un navire à la côte sur le banc derrière le chenal de la Somme. Il s’agit du trois-mâts barque anglais Foxhound de Swansea. Il fait aussitôt lancer le canot de sauvetage Amiral Courbet. Il est alors près de basse mer.

Dirigé à la frange du banc, en face du lieu de l’échouement, sept hommes en débarquent et s’approchent de la laisse de basse mer afin d’établir un  va et vient permettant à l’équipage de bateau naufragé de se mettre en lieu sûr. La mer est alors très forte et il y a encore sept pieds d’eau autour du navire.

Cependant, se sentant en sécurité sur son navire en fer, l’équipage anglais fait signe qu’il ne demande rien. Aussi, les sept sauveteurs rembarquent dans le canot  qui se met en observation au milieu du chenal pour surveiller les événements. Vers huit heures, le navire anglais mouillé sur deux ancres et qui n’a pas trop souffert pour se remettre à flot, fait rompre ses deux chaines et part à la dérive jusqu’en face de Cayeux où il s’échoue de nouveau et toujours sur le banc du large,  puis perd son grand mât et la flèche de son mât d’artimon.

Malgré une mer démontée, et après plusieurs tentatives infructueuses, le canot  Amiral Courbet  parvient à s’approcher du navire échoué et, avec beaucoup de difficultés, à  recueillir les douze hommes d’équipage, qu’il va débarquer au Hourdel avant de regagner Cayeux.

Ce sauvetage fait le plus grand honneur au patron Devismes et à ses canotiers.

Erquy 13 mars 1951

Ce jour là, le beau temps étant revenu, une partie de la flotille d’Erquy prend la mer pour se rendre sur les lieux de pêche. Vers 16h30, le mauvais temps revient subitement sous la forme d’un très violent coup de vent d’ouest soulevant une mer très grosse.

On signale au patron Le Guen que l’Anne-Marie d’Erquy est en détresse dans le chenal au large du cap d’Erquy, parage très dangereux  par mauvais temps. Celui-ci alerte aussitôt les canotiers, fait lancer le Vice-amiral Courbet et rejoint le bateau qui court un grand danger, car en panne d’essence et à la dérive.

L’«Anne-Marie» est pris en remorque et après quarante cinq minutes d’une route que le mauvais temps rend difficile, le ramène au port d’Erquy.

Le Vice-amiral Courbet s’est parfaitement comporté.

SNSM - Les Sauveteurs en Mer
Association loi 1901, reconnue d’utilité publique depuis 1970
31, cité d’Antin - 75009 Paris


Tel : 01 56 02 64 64