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Profitez de la marée du siècle en toute sécurité grâce à nos conseils !

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19 Mars 2015 -
Grandes marées SNSM

Pour assister au spectacle grandiose de la "marée du siècle", des milliers de touristes sont attendus sur les côtes bretonnes et normandes. La mer va se retirer très loin ce jour-là et après seulement 6 heures, le paysage aura complètement changé, la mer remontant très haut. Or, qui dit grands mouvements d’eau dit danger : avec l’aide de William Abbest, président de la station SNSM de Saint-Quay-Portrieux, 20 Minutes vous rappelle, au cas par cas, comment les éviter.

Pour les pêcheurs à pied…

En se retirant, la mer découvrira souvent un vaste estran sableux où il sera possible de pêcher crabes, moules ou coques. Plusieurs précautions sont à prendre avant même le départ, rappelle William Abbest. "Informez-vous des heures de haute et basse mer, et des conditions météo. Il est toujours préférable d’être accompagné, notamment pour que l’un soit attentif à la montée de l’eau pendant que l’autre gratte pour trouver des coquillages." La mer remontera au rythme de 80 ou 90 cm par quart d’heure, ça va vite !

…et en bateau

"Si l’on prend son petit bateau pour aller s’échouer sur des cailloux ou un banc de sable et s’éloigner à pied, au moins une personne doit surveiller la remontée des eaux pour pouvoir rejoindre le bateau à temps", conseille le sauveteur en mer. Astuce: prenez un repère pour bien anticiper la remontée des flots. Pensez aussi à prévenir quelqu’un resté à terre de l’heure prévisionnelle de retour. Et ça vaut aussi pour les pêcheurs à pied : gardez en tête que le retour sera plus long que l’aller, à cause de la fatigue et, éventuellement, du poids de la pêche.

Pour les simples promeneurs

Même en l’absence de vents forts, il peut y avoir de la houle en raison du ressac, qui vient frapper le brise-lames et provoque des vagues. "Ne cherchez pas à vous retrouver en dessous pour prendre la meilleure photo : être en dessous, c’est peut-être y rester", met en garde William Abbest.

Pour les bateaux en pleine mer

"Le risque c’est d’être dans des zones habituellement praticables mais qui ne le sont plus en raison du marnage ou des courants très importants", explique ce sauveteur aguéri. On peut par exemple se frotter à un rocher habituellement immergé et sans danger, qui se trouve exceptionnellement à fleur d’eau. Entre toutes ces zones rocheuses il y a des chenaux, toujours praticables : restez très vigilants si vous vous en écartez.

Dans tous les cas, chargez votre téléphone portable et prenez-le avec vous. En cas de pépin, appelez le 196 qui vous mettra en relation directe avec le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS).

Et si on se retrouve coincé sur du sable entouré d’eau ?

"Si on se retrouve coincé, à part se manifester et appeler les secours il n’y a plus rien à faire, signale William Abbest. Les courants sont d’une telle force qu’on ne peut pas vraiment nager." Dans tous les cas, n’ayez pas ce réflexe trop répandu : sauver sa pêche plutôt que sa peau.

Vous pouvez également retrouver cet article paru sur 20minutes.fr ici.

SNSM - Les Sauveteurs en Mer
Association loi 1901, reconnue d’utilité publique depuis 1970 et inscrite au répertoire national des associations sous le numéro W759000011


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