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Prix du citoyen de la mer 2012

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Remise des prix aux lauréats du prix du citoyen de la mer lors du Nautic 2012Remise des prix aux lauréats du prix du citoyen de la mer lors du Nautic 2012

Sauvetage de Jean Riby dans les Passes du Bassin d’Arcachon au large du Cap Ferret le 07 juin 2012

Port Arès, le jeudi 7 juin. Il est 8h du matin lorsque Gérard Tuilier embarque à bord de l'Isséo, son petit bateau de pêche. Il est accompagné ce jour là de sa fille, Laëtitia Tuilier, son fils, Mickaël Tuilier et de la compagne de ce dernier Marie-Pier Bélanger. Leur destination, le banc d'Arguin où ils doivent rejoindre pour la journée un couple d'amis dont le voilier est au mouillage à l’abri du banc de sable.

Le vent de Sud-Est est de 4 à 6, la mer est belle. Malgré quelques hésitations, l’équipage décide de poursuivre sa route. Gérard Tuilier connaît son embarcation et ses limites, il sait qu’il peut affronter cette houle. Il connaît bien le Bassin et ses courants, au cas où cela deviendrait trop dangereux il a prévu de faire demi-tour.

Arrivé à proximité de la bouée 14, au large de la Vigne, Gérard Tuilier et son fils constatent qu’ils sont seuls dans cette partie du Bassin et décident par prudence de rentrer au port. C’est à ce moment, à 08h30, qu’ils entendent des cris à 200 mètres à bâbord venant d’un homme, muni de son gilet de sauvetage. Bien que son gilet maintienne sa tête hors de l’eau, les vagues le submergent régulièrement. Il s’agit de Jean Riby un plaisancier qui a émis un appel de détresse intercepté par le CROSS d'Etel à 4h30 du matin et qui est introuvable depuis. Immédiatement, Gérard Tuilier dirige son embarcation vers le naufragé, tout en gardant une distance d'environ un mètre pour éviter de le percuter. Son fils Mickaël parvient à lui attraper la main et l'attire vers le bateau. L’homme est à bout de forces et respire difficilement, sa peau est blanchâtre et fripée signe qu’il est en état d’hypothermie. Le père et le fils doivent se mettre à deux pour le remonter car il est bien sûr trop affaibli pour utiliser l'échelle du bateau. Les secours sont alertés par l’intermédiaire des amis situé au mouillage du banc d'Arguin afin de gagner du temps. Pendant ce temps, Mickaël et Marie-Pier rassurent le naufragé et lui demandent s’il y avait d’autres passagers à bord. Ils découpent ensuite ses vêtements à l'aide d'un petit ciseau de pêche, le sèchent, lui mettent un t-shirt et un manteau sec que Gérard Tuilier garde toujours à bord en cas d’accident.

Durant le trajet de retour, Marie-Pier parle avec J.Riby pour le maintenir éveillé, elle l’interroge sur ses antécédents médicaux, afin de pouvoir informer le personnel médical dès leur arrivée au port. L’hélicoptère des secours arrive en même temps que l’équipage de l’Isséo et évacue immédiatement Jean Riby à l'hôpital d'Arcachon. En état d’hypothermie avancée, sa température corporelle avait chuté à 27 degrés.

Il n’aurait sans doute pas survécu quelques minutes de plus sans l’intervention de Gérard Tuilier et de sa famille. En apprenant avec soulagement que l’état du plaisancier ne présentait plus aucune inquiétude, ils se sont dits heureux d'avoir pu sauver cet amoureux de la voile et de la mer.

Mickaël Guillesser et Jim Lanay, sauvetage dans le port du Havre

Mickaël Guillesser et Jim LaunayMickaël Guillesser et Jim LaunayLe 26 mai 2012, Mickaël Guillesser se rend à la piscine municipale du Havre, en compagnie de sa famille.
Il est à peu près 13h45 quand le petit groupe arrive à proximité du bassin Paul Vatine près du pont des docks. Mickaël Guilleser est alors alerté par les cris d’une femme près du bassin où s’est formé un attroupement. L’un des badauds indique que la petite fille de cette femme est tombée dans le port dans sa poussette. Mickaël l’aperçoit en effet, sous l’eau, avec son père qui s’est jeté à l’eau pour essayer de la sauver et semble en grave difficulté.

Rapidement, le havrais se déshabille pour nager plus facilement et plonge dans l’eau dont la température est comprise entre 10 à 15° (selon le rapport de Gendarmerie).

Après quelques secondes, Michaël Guillesser réussit à remonter la poussette à la surface. Cela lui demande beaucoup d’effort, car le père de la fillette est lui-même agrippé à la poussette.
Fort heureusement, il est aidé par un deuxième homme, Jim Lanay, qui le rejoint dans le bassin, détache la fillette et la confie à l’un des maîtres nageurs de la piscine municipale venus en renfort. Les trois hommes unissent alors leurs efforts pour hisser le père sur le quai situé à 2.50 m de haut.

La poussette était tombée à l’eau à la suite d’une violente bourrasque, au moment où son père et sa mère s’échangeaient leur bébé de un an de bras en bras.
Le père et la fillette ont ensuite été pris en charge par les secours et transportés à l’hôpital Monod. Ils en sont sortis sans séquelles, quelques jours plus tard.

Un dénouement heureux pour cet accident qui aurait pu virer au drame sans l’intervention rapide de ces deux hommes qui n’ont pas hésité à agir.

Dominique Zub sauvetage au large de Fort Boyard, le 4 août 2011

Le jeudi 4 août 2011, il est 11 heures quand Dominique Zub quitte le port de Saint-Martin-de-Ré à bord de son voilier l'« Apalousa » en compagnie d’un ami et du fils d’une amie.
Le jeune garçon souhaite voir le Fort Boyard. Dès leur départ, le navigateur est un peu inquiet par rapport au temps. Deux ris dans la grand-voile et un demi-génois, le vent souffle entre 20 et 25 nœuds.

À leur arrivée à 14h30 près du fort, l’équipage est confronté à un temps pluvieux et l'aperçoit difficilement. Pour permettre au jeune garçon de l’observer plus facilement, Dominique Zub dépasse le fort avant de prendre la direction de retour. Peu de temps après, son voilier dépasse une tâche sur l’eau. Il pense dans un premier temps à des véliplanchistes qui se reposent avant de boucler un tour d'Aix, quand le jeune garçon lui indique que le groupe de personnes effectue des signes. En se rapprochant, il découvre cinq personnes autour d’une coque retournée. Il s’agit de la famille Jaummé, domiciliée en région parisienne, les parents, leurs deux filles et leur nièce. Le père de famille avait loué une vedette de 4 mètres qui ne nécessite pas de permis à Boyardville (Ile d’Oléron).

Aidé de son ami, Dominique Zub hisse en premier lieu les enfants, qui sont les seuls à être munis de gilets. L’opération s’avère facilitée par le bon ajustement des harnais des gilets. Abrités dans le carré et enroulés dans des duvets, les membres de la famille étaient en état de choc les yeux grands ouverts, en hypothermie et pris de nausées. Le père de famille qui ne parvient pas à expliquer la cause de leur naufrage expliquera plus tard que les gilets pour adultes étaient bien présents dans la vedette, mais qu’ils n’avaient pas pensé à les porter.

Dominique Zub estime que la famille dérivait depuis déjà une demi-heure, voire trois quarts d'heure entre l’Ile d’Aix et La Rochelle avant d’être secourue. Il contacte alors le CROSS qui décide de faire intervenir des vedettes de la SNSM, des douanes et hélicoptère de la Marine nationale. Les naufragés seront hélitreuillés et dirigés vers l'hôpital dont ils ressortiront le lendemain. Depuis sa sortie de l’hôpital, la famille Jaummé a revu plusieurs fois Dominique Zub avec qui elle est toujours en contact.

Tanguy Fallot sauvetage près de la plage de la Falaise à Guidel située à l'embouchure de la Laïta (Morbihan)

Tanguy FallotTanguy FallotLe 26 mai 2012, Tanguy Fallot, 14 ans, fait du bodyboard près de la plage de la Falaise à Guidel située à  l'embouchure de la Laïta (Morbihan).

Le jeune garçon s’exerce depuis un bon moment sur sa planche, lorsque son attention est brusquement attirée par des cris. Ceux-ci proviennent d’un groupe de quatre nageurs qu’il a aperçu un peu plus tôt. Inquiet, il pense dans un premier temps alerter son père resté sur la plage, mais comprend vite que chaque seconde compte.
Lorsque le jeune garçon arrive au niveau des nageurs, il constate qu’ils ne sont plus que trois, le quatrième ayant été emporté par le courant. L’adolescent décide d’utiliser son bodyboard, pour les tracter vers le rivage. Deux personnes s’y agrippent, la première à gauche, la deuxième à l’arrière et Tanguy à droite. C’est avec un bras cramponné à la planche et nageant avec l’autre que l’adolescent se dirige vers le banc de sable.
La tâche est ardue et épuisante, le jeune garçon évolue dans une eau à 15°C avec un courant de 4 à 5 nœuds. Sans perdre de temps, Tanguy retourne chercher le troisième nageur et le reconduit avec succès. Il parvient à les ramener sur la plage où des témoins de la scène accueillent les baigneurs épuisés.

Ces derniers, pris en charge par les pompiers, sont en état de choc et inquiets pour leur ami emporté par le courant. Celui-ci est retrouvé inconscient par un plongeur et transporté à l’hôpital. Tanguy quant à lui rejoint son père, épuisé mais heureux. Le souvenir de ces trois vies sauvées le marquera surement pour longtemps.

Clément Houdy - Narbonne, sauvetage d’un sexagénaire sur la plage de Saint-Pierre-La-Mer

Le mardi 29 mai 2012, Clément Houdy, 22 ans est en compagnie de ses amis sur la plage de Saint-Pierre-La-Mer dans la commune de Fleury au nord-est de Narbonne.
Alors que ses camarades s’absentent un instant le laissant seul sur la plage, le jeune homme est interpellé par une femme. Paniquée, celle-ci lui demande de l’aide, car son époux est en train de se noyer. Sans hésiter, Clément Houdy se jette à l’eau en direction du sexagénaire qui a disparu de son champ de vision. Il finit par le retrouver au fond de l’eau, à quinze mètres du rivage, et plonge aussitôt pour le remonter et le ramener sur la plage.  Le baigneur ne respire plus, son corps est froid et sa peau bleutée, une mousse s’écoule de son nez et de sa bouche.

Clément Houdy, titulaire d’un brevet de secourisme, effectue les gestes qu’on lui a enseignés. Il met le baigneur en position latérale de sécurité, introduit ses doigts dans sa bouche afin qu'il n'avale pas sa langue. Ne sentant pas son pouls, Clément Houdy donne quelques tapes sur ses joues, lui parle, sans obtenir de réaction. L’homme revient à lui peu de temps avant l’arrivée des pompiers.

Ceux-ci le mettent sous oxygène et l’évacuent vers l’hôpital de Narbonne. Le baigneur se nomme Jean-Paul Auger et est âgé de 67 ans. Après son séjour de deux semaines à l’hôpital, lui et son épouse Colette sont restés en contact avec Clément Houdy. Ils s’appellent régulièrement et ont fêté ensemble l’anniversaire de Jean-Paul Auger. Malade d’une affection rare au moment du sauvetage et titulaire de son brevet de secourisme depuis déjà six ans, Clément ne se croyait pas capable d’un tel effort physique. Aujourd’hui, il est sur la voie de la guérison, persuadé qu’en sauvant la vie de cet homme, c'est également une partie de lui qui est revenue à la vie.

SNSM - Les Sauveteurs en Mer
Association loi 1901, reconnue d’utilité publique depuis 1970 et inscrite au répertoire national des associations sous le numéro W759000011


31, cité d’Antin - 75009 Paris
Tel : 01 56 02 64 64