Un peu d'histoire .... Saint BREVIN et son passé

La société philanthropique des Hospitaliers Sauveteurs Bretons fut créée en 1873 mettant en exergue le dévouement au service de la collectivité. Notons que son bulletin de liaison s'intitulait Les Annales du bien.
La section de Saint Brevin fut inaugurée le 17 août 1928.
Légende
Pavillon Hospitaliers Sauveteurs Bretons

Evoquer les activités balnéaires et de plaisance, sans dire un mot à propos des Sauveteurs Hospitaliers Bretons, serait manquer au plus élémentaire devoir. "Belle station" par ici, "Arcachon de la Bretagne" par là, ces aimables qualificatifs n'ont pu exister que parce que les plages ont été sécurisées par des bénévoles totalement dévoués à la mer mais également au bien public. La société philanthropique des Hospitaliers Sauveteurs Bretons fut créée en 1873 mettant en exergue le dévouement au service de la collectivité. Notons que son bulletin de liaison s'intitulait Les Annales du bien. La section de Saint Brévin fut inaugurée le 17 août 1928. Foerderer, Sulzbach et Delacroix, qui avaient déjà l'expérience du sauvetage, avaient apporté leur compétence et leurs deniers pour équiper le premier canot (le Saint Urbain) ainsi que le hangar pour remiser le matériel. Le syndicat d'initiative, bien entendu, avait apporté une bonne part des fonds nécessaires. En ce vendredi 17 août,on s'était réuni au casino sous la présidence du maire Pierre Guillou et du responsable du syndicat d'initiative de l'Océan, Paul Rivemale. Les discours avaient été dithyrambiques, du genre; "Parmi les tâches qui lui incombent, il en est une que le comité de direction du syndicat d'initiative de St Brevin l'Océan a prise particulièrement à coeur: celle d'aménager notre plage, de mettre en valeur les trésors de beauté qu'elle contient et d'y installer les dispositifs de sécurité les plus perfectionnés..." Les réjouissances avaient été à la hauteur de l'événement. Une cantatrice avait chanté des airs de Glück et de Schubert.L'épouse du baron Vagon, elle-même, récita de forts jolis poèmes. Mais on eut droit également à un concert de violon, une pièce de théâtre et Georges Sulzbach, le secrétaire, se fendit d'un sketch comique. La bonne chère fut également honorée comme il se doit. La section remplit parfaitement son rôle et elle prit rapidement de l'ampleur. Le premier poste ouvert le fut au niveau de l'actuelle place René-Guy Cadou. Si le premier canot n'était qu'une "occasion", en 1930 on en acquit un second et il fût baptisé Saint Brévin l'Océan n°1.En ce dimanche 6 juillet, le curé Deniaud y alla de sa bénédiction, Mme Binet et M. Rivenale en furent les parrains. La Lyre Brévinoise ne manqua pas la Marseillaise. On eut droit à une démonstration des nouveaux appareils de respiration qu'on se promit d'acquérir. La cérémonie s'acheva autour d'un fastueux banquet de 50 couverts chez Pavard, au Normandy. 5 ou 6 journalistes régionaux avaient d'ailleurs été conviés. Nous passerons sur les édifiantes allocutions de Léon Berthaut, le président général de l'oeuvre et de Fernand Foerderer, qui furent à la hauteur des événements. Saint Brévin posséda ainsi 2 canots, l'un à l'Océan, l'autre aux Pins. On ouvrit un second poste aux Acacias (l'avenue Branly).

 

 

La sation brévinoise de sauvetage avait une réelle importance. Non seulement elle avait la charge de la sécurité sur nos plages de Mindin à l'Hermitage, mais sa compétence partait des rives paimblotines, continuait vers Saint Michel, la Pointe-Gildas et La Bernerie jusqu'à la frontière vendéenne. Certes dans chaque commune il y avait un délégué responsable qui organisait la surveillance. Mais tous les sauvetages et interventions sur l'ensemble de la côte furent portés au crédit Brévinois. A Saint Brévin dès 1930, et surtout à partir de 1936,l'extension des colonies de vacances donna de nouvelles responsabilités aux sauveteurs. Il fallait assurer la baignade de centaines d'enfants, former des secouristes bénévoles, mettre en place des consignes spécifiques...Les hospitaliers s'acquittèrent parfaitement de ces tâches.

La section était parvenue à l'excellence de sa renommée quand la guerre éclata. Mais en 1946, il fallut relancer toute la machine. C'est Alfred Wartel, bien connu des Brévinois (il demeurait Villa Rosendel, au Pointeau), qui s'attela à la remise en route. La section de Saint Brévin détenait la responsabilité des nombreux postes ou stations situés entre La Bernerie et Paimboeuf, de ce fait la tâche ne fut pas mince. Wartel fut un excellent organisateur. Il sut étoffer les stations périphériques afin qu'elles puissent accéder à l'autonomie. C'est ainsi que Pornic devint une section à part entière, déchargeant d'autant celle de Saint Brévin. D'ailleurs les colonies de vacances prenant de plus en plus d'importance, le travail de surveillance de nos 8 kilomètres de plages devint de plus en plus ardu, elles drainèrent jusqu'à 6000 enfants par saison.

C'est finalement en 1953 qu'Alfred Wartel céda sa place à André Bordillon, adjoint au maire et fort apprécié des administrés. Là aussi les H.S.B. eurent à leur tête quelqu'un de remarquable. Ingénieur maritime, on lui doit la modernité de nos installations. Les postes de surveillance passèrent au nombre de 4, on acquit un canot de belle importance faisant ses 4,50 mètres de long. C'est André Bordillon, le premier, qui inventa un système de flammes et fanions pour signaler aux baigneurs et aux plaisanciers les dangers liés à l'état de la mer. Il reçut pour cela les félicitations de la direction nationale. Le département de la Loire-Inférieure adopta alors et généralisa la chose dès 1957. La section de Saint Brévin, qui chapeautait, encore les rives de Loire et la côte jusqu'à Tharon, se trouva confortée dans son rôle de leader. En 1958 la section avait délivré 189 diplômes de secourisme, elle était sortie 15 fois en mer et avait eu 91 interventions de petit secourisme. Hélas, au cours de cette même année, André Bordillon mourut. Dans l'urgence Georges Nicolas lui succéda à la tête de la section. Puis en 1959, c'est le maire, Maurice Haye, qui assura la présidence. Comme auparavant, l'entente totale entre la mairie et l'association ne pouvait que favoriser le bon fonctionnement et conforter les bénévoles. D'une façon plus générale, la présence des H.S.B. sur les plages devenait une nécessité absolue pour l'ensemble du littoral français. Le formidable essor de la pratique de la voile mettait à contribution toutes les stations. Dans les ports traditionnels une autre association, née a Boulogne au siècle précédent, s'était spécialisée dans les interventions de sauvetage au large. En 1968 ces sociétés de sauvetage et de surveillance décidèrent de se fondre en une seule et unique organisation et c'est ainsi que naquit "la Société Nationale de Sauvetage en Mer". L'efficacité s'en trouva, tant à Saint Brévin qu'ailleurs, tout a fait renforcée. Au niveau de la responsabilité, Jean Chauvet, le nouveau maire, lui même ingénieur maritime, assuma à son tour la présidence. Puis il céda sa place à Marcel Fort, professeur d'enseignement technique (lui même secouriste et réanimateur) et c'est Jean Bertrand qui lui succéda.

Si Saint Brévin avait avant 1939 deux postes de Sauvetage (logés en cabine en bois), le "Bourg" et "L'Océan", dotés de canots à rames, portant pavillon "Hospitaliers Bretons", en 1975, nous trouvons 4 Postes en dur, propriété de la Municipalité et animés par la S.N.S.M., soit: "Branly" - "Casino" - "Rochelets" - "Ermitage" postes eux mêmes doublés par des sous postes "Courance" ... L'armement, propriété de la S.N.S.M. subventionné par la municipalité, membres Honoraires, Dons (Section représentée par Monsieur HAYE, président local) comprend, pour chaque Poste: - 1 Zodiac équipé (bateaux pneumatiques) - 1 ou plusieurs postes Radio les reliant à la brigade de Gendarmerie - 1 boîte pour soins d'urgence - Réanimateur, brancard, haut parleur (pour recherche d'enfants égarés)... Le tout régi par des flammes de couleurs différentes suivant l'état de la mer ou la surveillance effective. Le personnel est composé de Gendarmes Nationaux en juillet et août et de bénévoles (Brévinois S.N.S.M. et estivants. En dehors de ces deux mois les équipages sont formés de Brévinois (Bénévoles, S.N.S.M. et Pompiers) le matériel étant géré par le corps de Sapeurs Pompiers.