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Alerte SAR fusées de détresse le 29 juillet 2025

publié le6 Août 2025

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Alerte SAR fusées de détresse_1

Fusées de détresse tirées pour s’amuser !!

Fusées de détresse tirées pour s’amu­ser !!

Il est 21h03 ce soir du mercredi 29 juillet lorsque le CROSS Jobourg déclenche une alerte SAR en enga­geant notre vedette SNS444 « Roque­reuil » et le SR d’Hau­te­ville sur mer suite à deux signa­le­ments diffé­rents de fusées de détresse para­chutes aperçues dans le secteur des Salines/Lingre­ville lais­sant natu­rel­le­ment penser que des personnes sont en danger et ont besoin d’aide rapi­de­ment.

Un quart d’heure après l’ap­pel reçu sur nos télé­phones, l’équi­page monte a bord de la SNS 444 afin de prendre la mer et de se rendre sur le secteur.

La météo peu favo­rable, un temps gris, une mer haute et agitée et la nuit tombante ne faci­lite pas les recherches.

Nous effec­tuons des traits de côte à partir de l’em­bou­chure du havre de la Vanlée vers Saint-Martin comme demandé par le Cross. 

Le SR d’Hau­te­ville sur mer fait de même sur son secteur, rejoint par le moyen de la station de Pirou non loin de la zone pour un exer­cice.

Mais en vain.

Les recherches sont fina­le­ment levées par le Cross vers 22h15 suite à une infor­ma­tion receuillie par les pompiers de Bréhal qui étaient dépê­chés à terre.

En faisant leur enquête sur la plage et la cale, ils ont rencon­tré des personnes signa­lant deux indi­vi­dus (un père et son fils) vers le bout du monde (embou­chure de la Vanlée, côté Les Salines) qui aurait tiré des « feux d’ar­ti­fice » : ces deux personnes étaient bien les auteurs des faits.

Ils ont malheu­reu­se­ment pris la fuite avant que leur iden­tité soit prise.

Il va sans dire que tirer des fusées de détresse pour un usage récréa­tif même quand celle-ci sont péri­mées, est formel­le­ment inter­dit et puni par la loi. 

En cas de tir non inten­tion­nel il est néces­saire de préve­nir le CROSS au 196 ou la gendar­me­rie 17 afin d’évi­ter le déploie­ment inutile de moyens humain et maté­riel et d’être pour­suivi en justice.

N’ou­blions pas non plus que les embarqués sont béné­voles, nous avons tous une famille, un métier, … notre voca­tion de sauve­teur faisant nous inter­ve­nons par tous les temps, qu’im­porte la météo, à n’im­porte qu’elle heure afin de porter secours et ce, malheu­reu­se­ment, parfois au péril de nos vies.

D’où l’im­por­tance et la néces­sité de ne pas faire de faux appels de détresse ou de jouer avec du maté­riel de sécu­rité.

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