Je donne
ArticlePortrait

Émilien Audouy, directeur de CFI, informaticien et jeune papa

publié le10 Mars 2021

Page d’accueilActualitésPortraits de sauveteursÉmilien Audouy, directeur de CFI, informaticien et jeune papa

Nageur sauveteur de 2002 à 2009, surveillant les plages françaises, Émilien est devenu directeur du CFI d’Albi - Tarn - Midi-Pyrénées. ©D.R.

Bien loin de la mer, mais proche des magnifiques rivières qui irriguent le sud-ouest, Émilien a fait connaissance avec la SNSM par le club de natation. Portrait du directeur du CFI d’Albi - Tarn - Midi-Pyrénées, qui conjugue engagement, métier d’informaticien, et casquette de jeune papa.

Les copains du club m’ont initié et m’ont parlé des valeurs de la SNSM. Depuis, je suis accro.

Actuel­le­ment âgé de 35 ans, Émilien a dû, pour payer ses études en tech­no­lo­gie et sciences indus­trielles, faire de nombreux jobs d’été. « Après des emplois agri­coles, avec ma forma­tion de nageur sauve­teur, j’ai voyagé du nord de la Bretagne aux plages de Vendée, de 2002 à 2009. » Une fois son diplôme d’in­gé­nieur en poche, c’est vers Toulouse que le jeune actif s’est tourné. «  Albi est une ville magni­fique, mais, malheu­reu­se­ment, aussi
bien au niveau des études univer­si­taires que de l’em­ploi, il faut partir vers Toulouse.
 »
Mais le cœur est resté à Albi.

Nous avons une superbe équipe au centre de forma­tion et d’in­ter­ven­tion d’Albi – Tarn – Midi-Pyré­nées.

« Je me suis investi petit à petit dans la struc­ture, jusqu’à deve­nir direc­teur adjoint. Et, tout natu­rel­le­ment, j’ai pris la direc­tion lorsque le poste s’est trouvé vacant. »

Un inves­tis­se­ment qui n’est pas simple à gérer pour ce jeune père, qui a vécu pendant le premier confi­ne­ment la nais­sance de son premier enfant. «  Il y a des moments un peu diffi­ciles, avoue-t-il. 2020 fut une année très parti­cu­lière, qui a débuté par un immense bonheur. Pendant quelque temps, j’ai dû mettre en sommeil mes acti­vi­tés de forma­teur. Mais je ne dormais que d’un œil et mes cama­rades m’ont parfai­te­ment suppléé.  »

8 000 kilo­mètres par an pour la SNSM

« Au CFI, la plupart d’entre nous travaillent à Toulouse. Nous avons des entraî­ne­ments en piscine, à Albi mais égale­ment à Toulouse, pour la forma­tion et le main­tien en condi­tion opéra­tion­nelle des nageurs sauve­teurs, qu’ils soient en forma­tion initiale ou conti­nue. Je fais donc des allers-retours, parfois deux à trois week-ends de suite. Cela repré­sente envi­ron 8 000 kilo­mètres par an au service de la SNSM. »

Heureu­se­ment, l’équipe est soudée et je suis entouré de cama­rades qui savent prendre leurs respon­sa­bi­li­tés.

Une équipe dont la compé­tence est unani­me­ment recon­nue. « Le CFI compte quatre-vingts membres actifs et vingt forma­teurs, qui se répar­tissent les acti­vi­tés de forma­tion aqua­tique, secou­risme, permis bateau. Nous formons une quin­zaine de nageurs sauve­teurs par an et, l’été, une tren­taine partent sur les plages de France. Nous inter­ve­nons dans le cadre de dispo­si­tifs prévi­sion­nels de secours et assu­rons la sécu­rité de nombreuses mani­fes­ta­tions. » Le point d’orgue se déroule à Gruis­san, où le Défi Wind réunit mille deux cents wind­sur­feurs – cinq cents pratiquant du kite­surf – et mobi­lise soixante-cinq nageurs sauve­teurs SNSM. Cette année, à cause de la pandé­mie, la mani­fes­ta­tion n’a pu avoir lieu et a été repor­tée en 2021. Un travail colos­sal, qui va exiger d’Émi­lien une atten­tion de tous les instants.

«  Une orga­ni­sa­tion qui demande trente jours de travail à toute l’équipe. »

Article rédigé par Jacky Lebu­ho­tel, diffusé dans le maga­zine Sauve­tage n°155 (1er trimestre 2021)

La newsletter snsm

Rester informé, c'est déjà s'engager

En cliquant sur « S'INSCRIRE », vous acceptez que cette adresse de messagerie soit utilisée pour les communications. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment.