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Maël, 23 ans, sauveteur nantais : « J'ai beaucoup appris en gérant des DPS »

publié le20 Janvier 2026

écrit parJulia Tourneur

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Maël Moreau, bénévole à la SNSM et poursuit des études d'économiste de la construction © DR

Maël Moreau, 23 ans, est respon­sable de l’or­ga­ni­sa­tion des dispo­si­tifs prévi­sion­nels de secours (DPS) du centre de forma­tion et d’in­ter­ven­tion de Nantes. Une fonc­tion prenante, qu’il exerce béné­vo­le­ment en paral­lèle de ses études.

Une charge impor­tante à assu­mer en plus de ses études. Depuis trois ans, Maël Moreau a pris les rênes du pôle Dispo­si­tifs Prévi­sion­nels de Secours (DPS) du centre de forma­tion et d’in­ter­ven­tion (CFI) de Nantes. Il super­vise donc l’or­ga­ni­sa­tion des moyens humains et maté­riels permet­tant d’as­su­rer la sécu­rité des parti­ci­pants à des événe­ments d’en­ver­gure. Un rôle auquel il ne se desti­nait pas à ses débuts de nageur sauve­teur.

Formé au sauve­tage par une autre asso­cia­tion, Maël enchaîne d’abord les saisons de surveillance dans un parc aqua­tique de Vendée. En paral­lèle, il pour­suit ses études en alter­nance dans le bâti­ment pour deve­nir écono­miste de la construc­tion, chargé de l’es­ti­ma­tion finan­cière des projets. Pour conser­ver le lien avec le secou­risme et le sauve­tage, il se rapproche de la SNSM. « Fina­le­ment, même avec mon alter­nance, j’ai pu faire des saisons », sourit celui dont le métier est de jongler avec les chiffres.

Depuis trois ans, le CFI de Nantes a engagé une dyna­mique en faveur des DPS qui ont un lien avec le sport ou le nautisme. « On a égale­ment fait le choix de n’en assu­rer qu’une petite tren­taine par an, afin que l’on soit certains de mobi­li­ser nos nageurs sauve­teurs », indique-t-il. Compé­ti­tions d’avi­ron, trails, swim­run… L’éven­tail est large. L’an dernier, lors du mara­thon de Nantes, les secou­ristes ont pris en charge une centaine de personnes. « Les nageurs sauve­teurs ont envie de parti­ci­per, car ils savent qu’il y aura des choses à faire et c’est enri­chis­sant pour eux », explique Maël.

Le CFI nantais a engagé, entre 2023 et 2025, une impor­tante phase d’in­ves­tis­se­ment afin de déve­lop­per ce pôle. Ils ont, notam­ment, acquis des sacs de premiers secours, des défi­bril­la­teurs et des dispo­si­tifs d’oxy­gé­no­thé­ra­pie. Objec­tif : gagner en auto­no­mie afin d’as­su­mer des dispo­si­tifs de secours sans l’ap­pui d’autres CFI. « J’ai beau­coup appris en gérant ce pôle DPS », souligne Maël, qui compte bien pour­suivre cette aven­ture béné­vole.

Deux heures chaque soir

Début novembre a eu lieu la deuxième édition du mara­thon inter­na­tio­nal de la Côte d’Amour. L’un des DPS les plus impor­tants dont a la charge le CFI de Nantes. Soixante nageurs sauve­teurs y ont assuré la sécu­rité des courses qui se sont enchaî­nées le temps d’un week-end. Pour le respon­sable du pôle DPS, tout est une ques­tion d’or­ga­ni­sa­tion et d’an­ti­ci­pa­tion.
« Depuis quelques semaines, tous les soirs, quand je suis chez moi, je m’y attelle durant deux heures », décrit-il. Gestion du maté­riel, mobi­li­sa­tion des effec­tifs, réunions en préfec­ture, orga­ni­sa­tion de la logis­tique sur place… Voici, en quelques mots, un aperçu du travail béné­vole qui incombe à Maël. « Ça demande beau­coup de temps, précise-t-il. Pour ce type de DPS, les solli­ci­ta­tions débutent dès l’été, mais j’aime quand les choses sont bien faites. »

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