ArticlePortrait

Susanne Bauer, sauveteuse SNSM, patron suppléant et professeur de langues

publié le19 Mars 2021

Page d’accueilActualitésPortraits de sauveteursSusanne Bauer, sauveteuse SNSM, patron suppléant et professeur de langues

Susanne a évolué à la SNSM : équipière, radio, puis patron suppléant de canot. Un joli parcours pour cette professeur originaire d’Allemagne. ©D.R.

D’origine allemande, Susanne Bauer n’avait jamais vu la mer jusqu’à son arrivée en France. Professeur d’allemand et d’espagnol, elle est devenue patron suppléant du canot tous temps à la station SNSM de Loguivy-de-la-Mer (Côtes d’Armor). Deux activités parfaitement gérées.

A priori rien ne prédis­po­sait Susanne Bauer, d’ori­gine alle­mande, à se porter volon­taire au sauve­tage. « Je suis, dit-elle, native de la région de Stutt­gart au sud-ouest de l’Al­le­magne. Étudiante en français, mais, aussi en espa­gnol et géogra­phie, à 18 ans, j’ai souhaité venir en France, de préfé­rence dans une ville de la côte ouest, pour me perfec­tion­ner.  »

J’ai débarqué pour un petit boulot d’été à l’au­berge de jeunesse de Paim­pol, en 1985. C’est la première fois que je voyais la mer !

Le direc­teur de l’au­berge de jeunesse était un passionné de kayak de mer. « Ça m’a plu et je me suis lancée avec celui qui allait deve­nir mon mari et le père de mes enfants. »

En paral­lèle, Susanne pour­suit ses études univer­si­taires à Rennes pour deve­nir ensei­gnante. Dans un premier temps, elle enseigne l’al­le­mand et
l’es­pa­gnol en forma­tion pour adultes. Puis elle devient remplaçante titu­laire en collège et lycée dans la région. Elle se passionne pour les acti­vi­tés nautiques, achète un petit voilier, passe le permis côtier, pratique la plon­gée en apnée, la chasse sous-marine. « La SNSM me trot­tait dans la tête. Mais je n’osais pas fran­chir le pas. Pour moi c’était un autre monde, réservé aux gens de mer. »

En 2006, elle en parle à l’un de ses voisins, équi­pier à la station de Loguivy-de-la-Mer, lequel la convie à un exer­cice de sauve­tage.

Parfai­te­ment accueillie, tous les lundis après-midi, j’ai parti­cipé à des exer­cices et, au bout du compte, je suis deve­nue cano­tière.

Équi­pière, radio, puis patron

Quelques années plus tard, on lui propose une forma­tion de radio. 

J’ai appris plein de choses, je me suis passion­née pour ce poste de radio navi­ga­tion, très proche du patron du bord.

Nouvelle progres­sion, l’an­née dernière : elle devient patron du canot tous temps, après une forma­tion à Saint-Nazaire.

Comment gère-t-elle vie fami­liale, vie profes­sion­nelle et son enga­ge­ment à la SNSM ? « J’ai la chance de dispo­ser d’un emploi de prof à mi-temps, annua­lisé auprès de l’Édu­ca­tion natio­nale, ce qui me donne du temps libre pour être dispo­nible en tant que sauve­teuse. Pour autant, pour les astreintes, je privi­lé­gie les week-ends et les vacances scolaires.  » Mais il est arrivé que l’ap­pel du sauve­tage vienne pertur­ber la vie fami­liale. Comme en témoigne cette anec­dote : « Voilà une douzaine d’an­nées, alors que je gardais ma fille à la maison, j’avais accepté de rempla­cer pendant deux heures un copain d’as­treinte ce soir-là. Or, j’ai été appe­lée pour un bateau en train de couler. Heureu­se­ment les voisins ont gardé ma fille. Je suis rentrée à 4 heures du matin à la maison. Et à 8 heures, je n’étais pas très fraîche devant mes élèves ! Une situa­tion très excep­tion­nelle, souligne Susanne, qui ne s’est pas repro­duite en raison d’une bonne gestion de mes emplois du temps. »

Article rédigé par Fran­cis Salaün dans le maga­zine Sauve­tage n°155 (1er trimestre 2021)

La newsletter snsm

Rester informé, c'est déjà s'engager

Les champs marqués d'un * sont obligatoires.

En cliquant sur "S'INSCRIRE", vous acceptez que cette adresse de messagerie soit utilisée pour les communications. La SNSM collecte vos données sur la base de votre consentement. Pour en savoir plus sur le traitement de vos données personnelles et exercer vos droits, cliquez ici.