Un pêcheur sous-marin retrouvé sain et sauf par les Sauveteurs en Mer

Le CROSS Étel a mobi­lisé les moyens déployés dans le cadre d’un exer­cice pour retrou­ver rapi­de­ment un homme dont la famille était sans nouvelles.

Le SNS 094 Pierre Loti II
Le "SNS 094 Pierre Loti II", qui effectuait un exercice, a été dérouté pour retrouver un plongeur © Philippe Bacquet

C’est une opéra­tion ronde­ment menée et qui se termine bien. Ce 5 avril 2022, il est 17 h 49 et, sur la grande plage d’Er­ro­mar­die, à Saint-Jean-de-Luz, une femme s’inquiète. Elle n’a pas vu ressor­tir son mari de l’eau, parti à la pêche sous-marine, et télé­phone aux pompiers. Très vite, la chaîne des secours s’or­ga­nise et, tandis que le centre opéra­tion­nel dépar­te­men­tal d’in­cen­die et de secours dépêche sur place un VSAV (véhi­cule de secours et d’as­sis­tance aux victimes), le CROSS Étel déroute le canot tous temps SNS 094 Pierre Loti II, qui est en exer­cice d’hé­li­treuillage avec le SAMU et l’hé­li­co­ptère de gendar­me­rie ECU 64. Ce dernier est engagé lui aussi et moins de trois minutes sont néces­saires pour loca­li­ser une bouée du plon­geur et qu’elle soit récu­pé­rée par les pompiers, arri­vés sur les lieux. Le CROSS active égale­ment le semi-rigide SNS 640, de la station de Saint-Jean-de-Luz, pour embarquer les sauve­teurs plon­geurs qui sont à bord du Pierre Loti II.

De son côté, l’hé­li­co­ptère repère un homme sur la plage voisine de Lafi­te­nia, s’y pose et véri­fie qu’il s’agit bien du plon­geur recher­ché, ayant trouvé refuge. Liberté de manœuvre est rendue aux moyens SNSM dès 18 h  47 et aux pompiers dans le quart d’heure suivant.

Une équipe de six plon­geurs

«  Nous faisons une quaran­taine d’in­ter­ven­tions par an. Près de 60 % concernent des profes­sion­nels, souvent des pêcheurs, explique Jean Lataste, président de la station de Saint-Jean-de-Luz. Les plai­san­ciers repré­sentent 20 à 25 % de nos sorties et le reste est souvent motivé par des inquié­tudes pour des surfeurs que l’on n’a pas vu rentrer ou qui sont partis sans préve­nir qui que ce soit. » La station, qui compte trente-deux  béné­voles dont vingt-quatre navi­gants, a déve­loppé une acti­vité de plon­gée, avec six nageurs de bord – plon­geurs de niveau 2, quali­fiés pour déga­ger une hélice ou un safran de chalu­tier pris dans un bout ou un filet, « ce qui peut leur éviter de perdre une marée », précise Jean Lataste. Le semi-rigide est utilisé en appui du canot tous temps, par exemple pour passer une remorque à un bateau échoué, mais aussi le dimanche, en surveillance de la baie de Saint-Jean-de-Luz, où l’ac­ti­vité nautique est impor­tante.

Nos sauve­teurs sont formés et entraî­nés pour effec­tuer ce type de sauve­tage. Grâce à votre soutien, vous les aidez à être présents la prochaine fois !


Équi­pages enga­gés

Canot tous temps SNS 094 Pierre Loti II

Patron : Peyo Peyre­blanque

Patron suppléant : Joan Etche­goin

Méca­ni­cien : Pierre Olaza­bal

Radio : Mattieu Labon­note

Plon­geurs : Romain Meynier, Beñat Perugor­ria

Équi­piers : Jean-Baptiste Aberard, Patrick Corri­hons

Semi-rigide SNS 640

Patron : Bixente Lecuona

Équi­pier : Txomin Delgado


Article rédigé par Domi­nique Malé­cot, diffusé dans le maga­zine Sauve­tage n°160 (2ème trimestre 2022)