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La pratique du kitesurf et du wing foil

publié le18 Janvier 2019

mis à jour le20 Avril 2026

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Les activités nautiques comme le kitesurf ou le wing foil nécessitent des précautions pour être pratiquées en toute sécurité. © Maxime Huriez

Retrouvez les conseils des Sauveteurs en Mer sur la pratique du kitesurf et du wing foil.

Que sont le kitesurf et le wing foil ?

Le kite­surf – appelé aussi planche aéro­trac­tée ou kite­boar­ding – est un sport de glisse mi-aérien, mi-aqua­tique. Il consiste pour les kite­boar­ders à évoluer sur une éten­due d’eau, debout sur une planche de surf et trac­tés par un cerf-volant adapté. Ce cerf-volant, appelé aile ou voile, est atta­ché par un harnais au kite­boar­der, qui contrôle sa direc­tion et sa vitesse en utili­sant une barre de contrôle reliée aux lignes du cerf-volant.

Le wing foil est une variante du kitesurf créée en 2019. Le pratiquant utilise une planche équipée d’un foil et une aile légère tenue directement à la main. En forme de deltaplane (en anglais : wing), généralement gonflable, l’aile est équipée de poignées. 

Le kite­surf et le wing foil sont parmi les acti­vités à voile les plus rapides sur l’eau. Elles produisent des accé­lé­ra­tions puis­santes et offrent la possi­bi­lité de faire des figures (sauts, surf sur les vagues, rota­tions, etc.). Ce sont des sports qui offre une multi­tude de sensa­tions : liberté, vitesse, puis­sance, adré­na­li­ne…

Les conseils de la SNSM pour pratiquer le kite­surf et le wing foil en toute sécu­rité

Comme pour le Jet-Ski®, la planche à voile, la plon­gée ou la chasse sous-marine, la SNSM vous prodigue quelques conseils pour une pratique de kite­surf en toute sûreté.

Décou­vrez notre réfé­ren­tiel Sauve­tage et Kite­surg élaboré avec la FFVL (la Fédé­ra­tion Française de Vol libre)

  1. Prendre des cours 

Nous vous recom­man­dons de débu­ter dans une école  afin de suivre des cours pour apprendre les bases et les tech­niques de ce sport de glisse. En deux ou trois semaines de stage, vous devriez commen­cer à être auto­nome sur l’eau. Vous pouvez égale­ment contac­ter un profes­sion­nel, comme un instruc­teur ou un moni­teur de kite­surf, pour béné­fi­cier de cours parti­cu­liers.

Pour apprendre le kite­surf et choi­sir la meilleure option d’ap­pren­tis­sage, rensei­gnez-vous auprès de la FFVL (la Fédé­ra­tion Française de Vol libre).

  1. Utili­ser un équi­pe­ment adapté

Choi­sis­sez votre maté­riel en fonc­tion de vos compé­tences, de la force du vent et de votre gaba­rit. Ne vous sures­ti­mez pas. Évidem­ment, le port d’un équi­pe­ment indi­vi­duel de flot­tai­son (par exemple, un gilet de sauve­tage ou une combi­nai­son isother­mique), équipé d’un moyen de repé­rage lumi­neux, est obli­ga­toire. Nous vous conseillons aussi de porter un casque et d’avoir sur vous un coupe-ligne. Testez, véri­fiez et entre­te­nez régu­liè­re­ment les systèmes de sécu­rité des ailes.

  1. Pratiquez en binôme

La première règle de sécu­rité à respec­ter pour ces sports nautiques est de ne jamais partir seul. Pratiquez-le avec une personne capable de préve­nir les secours en cas d’ac­ci­dent et de vous assis­ter au décol­lage et à l’at­ter­ris­sage. Et puis, évoluer à plusieurs, c’est plus enri­chis­sant et plus stimu­lant. À la fin de vos sessions de kite­surf ou de wing foil, vous appré­cie­rez d’avoir quelqu’un avec qui échan­ger et parta­ger votre expé­rience.

  1. Respec­ter les règles et bonnes pratiques du kite­surf

En suivant une forma­tion adéquate , vous appre­nez diffé­rentes règles de sécu­rité à appliquer pour vous et pour le monde autour de vous. Vous devez notam­ment :

  • respec­ter les utili­sa­teurs de la plage,
  • respec­ter la zone de navi­ga­tion,
  • vous confor­mer aux règles de prio­rité,
  • garder vos distances. 

Vous ne devez pas :

  • aller trop vite dans la bande des 300 mètres,
  • parcou­rir au-delà des 2 milles auto­ri­sés (envi­ron 3 km),
  • faire du kite­surf ou du wing foil dans des zones réser­vées à d’autres acti­vi­tés nautiques.

Ils doivent se pratiquer de jour unique­ment.

Rensei­gnez-vous sur les règles locales spéci­fiques et, bien sûr, sur les condi­tions météo­ro­lo­giques. Ne pratiquez pas par vent de terre ni en cas d’orage.

Consul­tez la fiche « Pratiquer le kiste­surf en sécu­rité » élabo­rée par la FFVL :

 

 

Le maté­riel indis­pen­sable pour pratiquer le kite­surf

Choi­sir sa planche 

Choi­sir la planche idéale dépend de plusieurs facteurs : votre niveau, votre poids et votre taille, votre style de navi­ga­tion, les condi­tions météo…

Les débu­tants ont géné­ra­le­ment besoin d’une planche plus grande que les initiés, car elle permet une meilleure stabi­lité et une meilleure flot­ta­bi­lité. Plus vous êtes grand(e) et plus votre première planche sera grande. Les riders plus expé­ri­men­tés sélec­tionnent souvent des petites planches pour plus de mania­bi­lité.

Il existe plusieurs types de planches de kite­surf : les planches bidi­rec­tion­nelles (type twin-tip), les planches de surf et les planches hybrides. Choi­sis­sez celui qui corres­pond le mieux au style de kite­surf que vous souhai­tez pratiquer. Lorsque vous choi­sis­sez votre planche de kite­surf, la flexi­bi­lité et la cour­bure sont aussi des éléments perti­nents à prendre en compte. En effet, une planche plus rigide offre au kite­boar­der plus de préci­sion dans les mouve­ments et plus de contrôle. Cepen­dant, une planche plus souple est plus confor­table, car elle amor­tit mieux les chocs.

Concer­nant la forme du rocker (la cour­bure de la planche), il faut savoir qu’une planche plate permet une plus grande vitesse et une meilleure remon­tée au vent. En paral­lèle, une planche à la cour­bure plus pronon­cée est préfé­rable pour surfer sur les vagues. 

Choi­sir son aile 

Ailes delta, ailes hybrides, ailes en forme d’arc, ailes à boudin ou à cais­sons, C-shape…

Comment choi­sir son aile de kite­surf quand on est débu­tant ?

Votre première aile de planche aéro­trac­tée doit pouvoir vous permettre d’allier sécu­rité et simpli­cité d’uti­li­sa­tion. Elle doit prendre en compte votre gaba­rit, faci­li­ter votre appren­tis­sage et vous aider à vous perfec­tion­ner à votre rythme.

Premiè­re­ment, optez pour un cerf-volant adapté à votre région et aux spots que vous fréquen­te­rez. La capa­cité de redé­col­lage est un élément crucial à prendre en compte, car certains modèles sont plus faciles à relan­cer après une chute dans l’eau. Les ailes plus grandes conviennent plutôt aux néophytes et lorsque le vent est léger. Les riders expé­ri­men­tés préfèrent souvent opter pour une aile plus petite, parce qu’ils recherchent des vents plus forts.

Pour choi­sir le maté­riel de kite­surf adapté, la SNSM vous conseille de consul­ter un moni­teur ou un expert (en maga­sin de surf ou de vente de maté­riel nautique).

Les diffé­rentes disci­plines

Le kite­surf free­ride

Le style free­ride est la disci­pline de base du kite­surf. Il offre une grande liberté de glisse et vous permet de voguer sans prendre en compte la perfor­mance ou la compé­ti­tion. C’est un style plutôt axé sur le plai­sir et l’ex­plo­ra­tion que sur les figures acro­ba­tiques.

Le kite­surf free­style

Le free­style s’adresse davan­tage aux kite­boar­ders confir­més, en quête de sensa­tions fortes et de sports extrêmes. Il consiste à réali­ser des rota­tions et des figures aériennes créa­tives et s’adresse à des personnes qui aiment repous­ser leurs limites.

Quelles recom­man­da­tions avant de commen­cer ?

Le kite­surf est un loisir qui ne s’im­pro­vise pas et qui peut être dange­reux. Il ne faut donc pas prendre de risques inutiles en se lançant des chal­lenges périlleux. Il est crucial de rester vigi­lant sur certains points afin de pouvoir expé­ri­men­ter cette acti­vité spor­tive sans vous mettre en danger. Voici quelques conseils à suivre avant de débu­ter votre première séance de kite­boar­ding :

  • Rensei­gnez-vous en amont sur les prévi­sions météo­ro­lo­giques de la jour­née et la marée. Si les condi­tions ne sont pas bonnes (vents trop forts ou temps instable), repor­tez votre séance de kite­surf ;
  • Si vous essayez un nouveau spot, rensei­gnez-vous sur la régle­men­ta­tion en vigueur dans la région où vous êtes et s’il n’y a pas des recom­man­da­tions affi­chées à l’en­trée de la plage ;
  • Assu­rez-vous d’être fami­lia­risé avec les systèmes de sécu­rité de votre maté­riel pour savoir comment l’uti­li­ser en cas d’ur­gence. Avant de partir en session, vous devez être capable de réduire la trac­tion de l’aile grâce au largueur prin­ci­pal ou de vous déso­li­da­ri­ser de l’aile en larguant le leash de sécu­rité (moyen de rester connec­ter à la planche lors d’une chute) ;
  • Contrô­lez et testez tous les éléments de votre équi­pe­ment et de votre maté­riel avant de vous lancer sur l’eau.
  • Marquez votre aile et votre planche. Indiquez votre nom et votre numéro de téléphone. En cas de perte, cela permettra aux secours de ne pas lancer des recherches inutiles si vous êtes rentré chez vous sans votre équipement.

Choi­sis­sez une aire de décol­lage et d’at­ter­ris­sage sans obstacles ni vacan­ciers, adap­tée aux condi­tions météo­ro­lo­giques et à la longueur de vos lignes. Regar­dez bien autour de vous pour avoir en tête la présence des autres pratiquants sur l’aire de décol­lage et pour ainsi anti­ci­per vos dépla­ce­ments.

Sécu­ri­sez votre aile posée au sol pour éviter tout redé­col­lage et enrou­lez vos lignes sur la plage.

Conve­nez d’un signe de commu­ni­ca­tion pour le lâcher de l’aile et l’at­ter­ris­sage. Pour poser l’aile, le signe conven­tion­nel est de mettre la main à plat au-dessus de la tête et de toucher le haut du crâne à plusieurs reprises. Pour lâcher l’aile, atten­dez, le pouce levé.

Les plai­sirs du kite­surf sont indé­niables, seule­ment, ils ne sont pas sans risques. Chaque année, de nombreux inci­dents surviennent en mer et le long des plages. Les équipes de sauve­teurs béné­voles de la SNSM assurent la sécu­rité de tous les amou­reux de la mer, y compris les surfeurs et kite­boar­ders.

Pour une pratique en toute sécu­rité et pour soute­nir les actions de nos héros béné­voles, faites un don à la SNSM !

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