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Article Institutionnel

La SNSM lance sa première démarche environnementale

publié le25 Mars 2024

La mesure de l’empreinte carbone de l’association permettra de mettre en place des actions pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre © Stéphane Lagoutte – MYOP

Une vaste étude est menée en partenariat avec Climate action accelerator. Objectifs : mesurer l’impact environnemental de l’association et mettre en place des actions dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat.

Comment dimi­nuer l’im­pact envi­ron­ne­men­tal d’une asso­cia­tion comp­tant plus de neuf mille membres et une flotte de plus de sept cents bateaux ? En début d’an­née, la SNSM s’est lancée pour la première fois dans une vaste démarche débu­tant par la mesure de son empreinte carbone. Elle doit permettre de déter­mi­ner un scéna­rio de réduc­tion signi­fi­ca­tive de ses émis­sions directes et indi­rectes de gaz à effet de serre d’ici 2030, dans le cadre de l’Ac­cord de Paris sur le climat.

« Toutes nos acti­vi­tés vont être regar­dées une à une, indique Pierre Bichard, inspec­teur géné­ral chargé du projet. Que ce soit notre action en mer, la consom­ma­tion élec­trique de nos bâti­ments ou encore les tâches que nous sous-trai­tons. » Pour cela, les Sauve­teurs en Mer seront accom­pa­gnés par l’as­so­cia­tion Climate action acce­le­ra­tor, spécia­liste de la ques­tion.

Des groupes de travail, mélan­geant béné­voles et sala­riés, ont été consti­tués pour réflé­chir à des solu­tions et à leur faisa­bi­lité. Les premiers projets doivent être lancés en 2025. « Est-ce qu’on a plutôt inté­rêt à agir sur notre consom­ma­tion de carbu­rant, sur la construc­tion des navires ou sur un autre sujet ?, inter­roge Marc Sauva­gnac, direc­teur géné­ral de la SNSM. Nous n’en avons pour l’ins­tant aucune idée. Mais nous voulons éviter tout green­wa­shing.  »

« Certaines struc­tures locales parti­cipent déjà à la protec­tion du litto­ral »

D’au­tant que l’objec­tif n’est pas seule­ment de réduire les émis­sions de gaz à effet de serre. Cette démarche concré­tise aussi l’en­ga­ge­ment des Sauve­teurs en Mer pour la protec­tion du milieu marin. Une enquête est menée dans les quelques 240 sites dissé­mi­nés sur l’en­semble du terri­toire, afin de recen­ser et diffu­ser les bonnes pratiques déjà en œuvre. « Par exemple, certaines struc­tures locales parti­cipent déjà à la protec­tion du litto­ral, souligne Pierre Bichard. Même si cela ne fait pas partie de notre mission. »

Les premières déci­sions seront prises avec un mot d’ordre en tête : « Ne pas frei­ner notre acti­vité opéra­tion­nelle », souligne Marc Sauva­gnac.

Article rédigé par Nico­­las Sivan

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