Près des centrales nucléaires, des sauveteurs au service de l’environnement
publié le4 Septembre 2023

Les bénévoles de la station de Saint-Valery-en-Caux effectuent régulièrement des relevés d’eau pour EDF © Frédéric Cauchy
Des bénévoles de Normandie et des Hauts-de-France rendent régulièrement des services aux centrales nucléaires situées sur le littoral. Sensible à cet engagement, EDF finance équipements et formations dans le cadre d’un accord de mécénat.
Deux fois par mois, c’est devenu un rituel : les bénévoles de la station de Saint-Valery-en-Caux (Seine-Maritime) prennent la mer et s’arrêtent en face de la centrale nucléaire voisine de Paluel. Là, selon une procédure bien précise, ils effectuent deux prélèvements d’eau, à 5 mètres de profondeur.
« Nous avons été spécialement formés pour cela, souligne Christian Cordier, le président de la station. Il faut être précis ! » Les précieux échantillons sont placés dans une glacière. Puis retour au port, où un employé d’EDF vient les récupérer. Ils seront analysés dans un laboratoire de la centrale afin de s’assurer que les eaux ne subissent aucune contamination1.
Ce n’est pas le seul service que rendent ponctuellement à EDF les sauveteurs de Saint-Valery-en-Caux. Ils assurent aussi la maintenance des bouées marquant la zone interdite devant les réacteurs nucléaires, participent une à deux fois par an à des exercices de mise en place de barrages flottants et font partie de la force d’action rapide nucléaire, qui intervient en cas d’incident.
Gravelines, Dieppe, Diélette et Le Tréport : quatre autres stations SNSM sont amenées à rendre les mêmes services. Elles se trouvent toutes à proximité d’une centrale nucléaire, qui est souvent intimement liée à la vie locale. À Saint-Valery-en-Caux, par exemple, « sur les quinze bénévoles, trois travaillent à la centrale, compte Christian Cordier. Et deux sont des retraités qui y exerçaient ! »
1 Les résultats sont publics, publiés sur le site internet de la centrale de Paluel
Je suis admiratif des bénévoles
Quel rôle jouent les Sauveteurs en Mer pour votre centrale nucléaire ?
Les centrales nucléaires sont extrêmement surveillées. On mesure en permanence leur impact sur l’environnement. Nous faisons appel aux sauveteurs pour les prélèvements en mer (lire ci-dessus). Nous avons également une force d’action rapide nucléaire – sorte de « pompiers du nucléaire » –, qui sollicite les Sauveteurs en Mer lorsqu’elle doit intervenir sur l’eau. Ce sont eux les spécialistes et nous leur faisons confiance.
Pourquoi le groupe EDF a-t-il choisi de nouer un accord de mécénat avec la SNSM fin 2020, s’engageant à verser 1 million d’euros chaque année à l’association, pendant trois ans ?
Étant moi-même amateur de voile, je sais à quel point le rôle des Sauveteurs en Mer est important. Je suis sincèrement admiratif des bénévoles, toujours prêts à mener à bien leur mission, parfois dans des conditions extrêmes. Pour y parvenir, ils ont besoin de bateaux, de matériel et de se former. Cela demande des moyens financiers et EDF a souhaité y participer.
Quel lien y a-t-il entre EDF et les Sauveteurs en Mer ?
EDF et la SNSM ont des valeurs proches : le service public, l’aide à son prochain… Il y a aussi un lien local : plusieurs employés de la centrale de Paluel sont membres de l’association. Nous les avons aidés à recruter en interne, notamment à travers une campagne de publicité. Nous avons également fait plusieurs dons de matériel de secourisme et de mannequins d’entraînement aux gestes de premiers secours.
Article rédigé par la rédaction, diffusé dans le magazine Sauvetage n°164 (2ème trimestre 2023)