Je donne
ArticlePortrait

Ronan Bernardin, « Sauveteur en Mer, j’y pensais déjà quand j’avais 12 ans »

publié le7 Juin 2023

écrit parIlias Psaria­nos

6 minde lecture

Ronan a déménagé en Bretagne pour devenir Sauveteur en Mer © D.R.

Ronan Bernar­din, 22 ans, est un jeune Sauve­teur en Mer de la station de Plou­ma­nac’h, à Perros-Guirec, dans les Côtes-d’Ar­mor. Il a quitté l’Au­vergne, où il a passé une grande partie de son enfance, pour réali­ser son rêve en deve­nant béné­vole à la SNSM voici un peu plus d’un an.

« La mer et le milieu aqua­tique m’in­té­ressent depuis que je suis tout petit  », décrit Ronan Bernar­din. Le jeune homme de 22 ans, origi­naire de la Marne, a beau­coup vadrouillé dès son plus jeune âge. Il faut dire que son père est mili­taire ; alors, les voyages, les démé­na­ge­ments, il connaît. Après le Grand Est, alors qu’il est seule­ment âgé de 3 ans, Ronan vit un peu plus de deux ans en Nouvelle-Calé­do­nie. «  C’est le rêve », assure-t-il. C’est là que l’océan trouve sa place dans son exis­tence. « Ce cadre idyl­lique et les voyages que j’ai faits m’ont vrai­ment fait aimer la mer », indique Ronan.

Quelques années plus tard, lorsqu’il commence à réflé­chir sérieu­se­ment à ce qu’il souhai­te­rait faire dans la vie, Ronan pense au sauve­tage. « Quand j’avais entre 12 et 15 ans, je m’ima­gi­nais déjà faire du sauve­tage en mer, se rappelle-t-il. J’ai aussi envi­sagé de deve­nir plon­geur dans la Marine. »

Après avoir laissé la Nouvelle-Calé­do­nie, son grand lagon et ses palmiers, Ronan passe le reste de son enfance en Auvergne, où s’ins­talle sa famille. Là-bas, diffi­cile pour le jeune homme de s’orien­ter vers les métiers de la mer. Mais le rêve demeure bien ancré dans sa tête. « Évidem­ment, il n’y a pas la mer en Auvergne. Aussi, la seule solu­tion était d’al­ler vivre chez ma mamie, qui habite en Bretagne, explique-t-il. Mais ce n’était pas facile à concré­ti­ser, alors je me suis dit qu’il fallait faire autre chose pour avoir un bagage avant de pouvoir être sauve­teur, comme je l’ai toujours voulu. »

Son bac puis son BTS comp­ta­bi­lité en poche, il décide de rejoindre la Bretagne, enfin. Il pose ses valises chez sa grand-mère, à Plou­ma­nac’h, près de Saint-Brieuc. Après un peu d’in­té­rim, Ronan est embau­ché dans une société de télé­com­mu­ni­ca­tions.

Coup de chance, sa grand-mère emploie un paysa­giste qui est vice-patron du canot de sauve­tage de la station SNSM de Plou­ma­nac’h. Ronan saisit l’op­por­tu­nité qui s’offre à lui. Il lui explique son souhait d’être sauve­teur en mer et lui demande des conseils pour y parve­nir et réali­ser son rêve : deve­nir béné­vole à la SNSM.

Ronan, c’est le moment de montrer ce que tu sais faire

Le patron de la station, Ronan Le Goni­dec, lui conseille de suivre une forma­tion aux premiers secours en équipe de niveaux 1 et 2, de passer le permis bateau. « J’étais déjà titu­laire du BNSSA depuis 2019, donc j’avais certaines compé­tences de base pour deve­nir sauve­teur », précise Ronan.

La Covid-19 contra­rie un peu ses plans : il doit patien­ter pour passer son permis bateau et le diplôme de premiers secours en équipe de niveau 2. Une fois ses forma­tions vali­dées, après un stage d’un an, Ronan intègre enfin la station de Plou­ma­nac’h en novembre 2021, comme équi­pier de pont. Il a appris tous les gestes de sécu­rité et les procé­dures de mise en œuvre des diffé­rents maté­riels à bord des vedettes de sauve­tage et des semi-rigides de la SNSM.

Il se souvient parfai­te­ment de sa première inter­ven­tion. C’était un dimanche d’oc­tobre 2022. « Ce jour-là, je me suis dit : “Ronan, c’est le moment de montrer ce que tu sais faire”, lâche, ému, le jeune sauve­teur. C’était un voilier qui était en panne moteur. Un des passa­gers avait des problèmes de santé. Il fallait inter­ve­nir d’ur­gence pour aider le plai­san­cier, mais aussi parce que l’em­bar­ca­tion se rappro­chait des rochers. Ça s’est bien passé, mais la mer était agitée. Le bateau a été remorqué jusqu’à Trébeur­den, à l’en­trée de la baie de Lannion. »

Aujour­d’hui, Ronan est comblé. Il a pu réali­ser son rêve de gosse. « Je suis très content d’être à la SNSM, c’est une grande famille. Il y a beau­coup de cohé­sion, d’ami­tié, j’ap­prends beau­coup et je ressens un vrai plai­sir à secou­rir les gens. »

Ronan réflé­chit toujours à la possi­bi­lité de deve­nir, un jour, plon­geur dans la Marine natio­nale. Et pourquoi pas aussi sauve­teur dans les îles, par exemple à 17 000 kilo­mètres de la France métro­po­li­taine, en Nouvelle-Calé­do­nie ?

Votre don peut sauver une vie, faites la différence aujourd'hui.

Soit après réduction fiscale

Découvrez le magazine des sauveteurs en mer

Recevoir Sauvetage
Couverture du magazine Sauvetage

Portraits de ceux qui font la SNSM

Tous les portraits

La newsletter snsm

Rester informé, c'est déjà s'engager