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Article Sauvetage

Un voilier chavire près d'un exercice des Sauveteurs en Mer

publié le16 Janvier 2026

écrit parÉtienne Devailly

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Un voilier chavire avec trois personnes à son bord © DR

En septembre, trois hommes ont chaviré au large du Coten­tin. Les béné­voles de quatre stations étaient, heureu­se­ment, en exer­cice dans les envi­rons, ce qui leur a permis d’in­ter­ve­nir rapi­de­ment.

Heureuse coïn­ci­dence. Le 20 septembre, en début d’après-midi, sur la côte ouest de la Manche, les béné­voles de quatre stations se préparent à un exer­cice commun. En ce jour de grande marée d’équi­noxe, les équi­pages de Haute­ville-sur-Mer, d’Agon- Coutain­ville, de Gouville-sur-Mer et Blain­ville-sur-Mer ont enfilé leurs combi­nai­sons. Chacun fait rouler le trac­teur qui amène leur canot à la mer.

Le semi-rigide SNS 643 Croix du Sud, de la station de Haute­ville-sur Mer (Manche), est encore juché sur sa remorque lorsque sa VHF se met à grésiller : les occu­pants d’un voilier, le Cara OK, viennent d’aler­ter les secours après avoir chaviré. Trois géné­ra­tions sont à l’eau : le grand-père, le père et le fils. Le petit bateau est accom­pa­gné du Pain d’épice, un autre déri­veur de 4 mètres, qui tente de récu­pé­rer les naufra­gés, en vain.

Les béné­voles de Haute­ville mettent leur semi-rigide à l’eau et filent vers les lieux de l’ac­ci­dent. Déjà en mer, la vedette SNS 446 Notre-Dame de Gonne­ville, de la station de Blain­ville-sur-Mer, décide égale­ment de s’y rendre, bien­tôt rejointe par celle de Haute­ville, qui file à vive allure près des bouchots des conchy­li­cul­teurs. La mer est bien formée, le vent souffle à 30 nœuds, avec des rafales à 38 nœuds. Le renfort de la SNS 449 Séné­quet, en cours d’ap­pa­reillage à Gouville-sur-Mer, semble bien­venu. Il faut tirer les naufra­gés de l’eau au plus vite.

Trem­blant et sous le choc

En appro­chant du large du havre de la Vanlée, la houle d’ouest croise la mer pous­sée par le vent de sud, contrai­gnant les moyens de secours à ralen­tir. Les vagues gros­sissent rapi­de­ment et atteignent en moyenne deux bons mètres. La navi­ga­tion y devient physique, sans répit entre les crêtes. Des condi­tions assez musclées pour le semi-rigide, à la limite de ses capa­ci­tés.

Quand les Sauve­teurs en Mer arrivent sur zone, envi­ron une demi-heure après la chute à la mer des plai­san­ciers, le Pain d’épice a, heureu­se­ment, réussi à récu­pé­rer les trois naufra­gés. La vedette de Blain­ville ne peut appro­cher le déri­veur, qui fait route vers la côte, car les creux sont trop impor­tants. C’est le SNS 643, de Haute­ville, très manœu­vrable, qui vient au contact. Il réus­sit à trans­bor­der le chef de bord du Cara OK. Trem­blant, encore sous le choc, sans gilet de sauve­tage, il explique que son voilier a perdu son safran entre les îles Chau­sey et Gran­ville, puis a chaviré, toutes voiles dehors.

Le Pain d’épice fait route vers la plage, escorté par les sauve­teurs, qui ont demandé le rallie­ment d’une ambu­lance. Le voilier beache (du verbe beacher, c’est-à-dire, mettre un bateau pneu­ma­tique à terre sur une plage) sur la plage de Saint-Martin-de-Bréhal, et les secou­ristes viennent à la rencontre des naufra­gés. Ils prennent en charge le grand-père, vêtu d’un simple gilet d’aide à la flot­tai­son, épuisé, en hypo­ther­mie et en hypoxie.

Quant au Cara OK, les béné­voles de Blain­ville et de Gouville se chargent de le remettre à flot, puis de le remorquer vers la côte.

Équipage engagé

Semi-rigide – SNS 643 Croix du Sud

Patron : Diégo Douville
Équi­piers : Guillaume Clairel, Matthieu Lechêne, Guillaume Lenoir

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