Je donne
Conseil

Comment se délimite une zone de baignade surveillée ?

publié le14 Décembre 2022

Surveillance de le plage de la Pointe Espagnole © Thierry Lèques

On ne se baigne pas n’importe où. Pour profiter de la mer et des plans d’eau douce en toute sécurité, il est essentiel de respecter les zones de baignade surveillées et sécurisées par des sauveteurs professionnels.

Les zones de baignades surveillées 

Paddle, kite surf, kayak, jet ski, voiliers, ski nautique… Les lacs, plans d’eau arti­fi­ciels, aména­ge­ments nautiques urbains ou plages côtières sont les lieux de nombreuses acti­vi­tés, avec lesquelles celles et ceux qui dési­rent se baigner ou nager doivent coha­bi­ter. 

Pour en profi­ter sans risque, ces zones de baignade sont ratta­chées à un poste de secours et de son person­nel quali­fié, comme les nageurs-sauve­teurs de la SNSM. Elles sont maté­ria­li­sées côté terre en largeur, et côté mer vers le large.  

Côté terre 

Sur la plage, face à la mer ou au plan d’eau, la largeur des zones de baignade est déli­mi­tée par des panneaux blancs sur lesquels est indiqué “limite de baignade surveillée” en bleu foncé. Une flèche précise le côté de la zone surveillée. Selon le lieu, vous pour­rez égale­ment trou­ver des piquets équi­pés d’un drapeau rouge et jaune et / ou des fanions suppor­tés par des flot­teurs.

© Marianne Cossin

Côté mer 

Côté mer, face à la plage, les zones de baignade sont déli­mi­tées au large par de grosses bouées jaunes et rondes, situées à 300 m de la plage. 

Nager au-delà de ces bouées présente de nombreux risques, notam­ment celui de traver­ser des couloirs réser­vés aux autres acti­vi­tés. Les nageurs et nageuses étant peu visibles à la surface de l’eau, ils risquent d’être heurté.e.s par une planche à voile, un kite surf ou blessé.e.s par l’hé­lice d’un moteur de bateau. Certains endroits présentent égale­ment des dangers tels que des épaves, des rochers ou des courants : ils sont signa­lés par des panneaux indiquant le type de danger. 

Ainsi, si vous souhai­tez aller d’une zone de baignade à une autre, passez par la plage et marchez jusqu’à celle-ci. Quoi que vous fassiez, respec­tez bien les zones réser­vées à l’ac­ti­vité pratiquée. 

Le poste de secours 

Géné­ra­le­ment situé au centre de la zone déli­mi­tée, le poste de secours est le lieu à partir duquel les nageurs sauve­teurs de la SNSM surveillent la plage et la baignade. Il sert égale­ment de stockage du maté­riel de secours, de point d’ac­cueil pour les victimes d’in­ci­dents (inso­la­tion, piqûres des méduses, de vive, malaise, etc.) et de point de commu­ni­ca­tion avec les autres services et person­nels de secours (Samu, pompiers, etc.).

Il a enfin pour voca­tion d’in­for­mer le public. Vous y trou­ve­rez un panneau indiquant les diffé­rentes acti­vi­tés auto­ri­sées sur la plage et dans l’eau.

Nageur sauveteur en train d'écrire sur le panneau d'information devant un poste de secours
Le poste de secours SNSM de Fort Mahon © Maxime Huriez

Signa­li­sa­tion des drapeaux 

Même si vous vous baignez dans une zone déli­mi­tée et auto­ri­sée, vous devez cepen­dant respec­ter la signa­li­sa­tion des drapeaux :  

  • Drapeau vert : la baignade est surveillée et ne présente pas de danger parti­cu­lier
  • Drapeau jaune : la baignade est surveillée mais dange­reuse
  • Drapeau rouge : la baignade est inter­dite. 

Le drapeau doit être hissé en haut du mât. S’il est baissé, un sauve­teur est en cours d’in­ter­ven­tion (sauve­tage en mer par exemple) et la baignade n’est plus surveillée.  

Il en va de même si aucune flamme n’est hissée sur le mât : le poste de secours n’est alors pas ouvert et il n’y a pas de sauve­teur pour assu­rer la sécu­rité des baigneurs. 

En leur absence, la baignade se fait à vos risques et périls.

La newsletter snsm

Rester informé, c'est déjà s'engager