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Les secours en mer

publié le3 Juillet 2025

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Nageurs sauveteurs en Côte d'Opale © Damien Langlet

Qu’est-ce qui rend la mer et le littoral plus sûrs toute l’année, et plus encore en été ? Les équipes de secours en mer évidemment ! Comment s’organisent les secours en mer en France ?

L’or­ga­ni­sa­tion des secours en mer

Les secours en mer sont coor­don­nés par les CROSS (Centres Régio­naux Opéra­tion­nels de Surveillance et de Sauve­tage) sous la respon­sa­bi­lité des préfec­tures mari­times. Les CROSS sont en veille perma­nente et il leur appar­tient de choi­sir, de dépê­cher et de coor­don­ner sur zone les moyens adap­tés à la situa­tion (exemple le plus souvent : les Sauve­teurs en Mer). Les séma­phores sont des relais des CROSS.

Les CROSS sont répar­tis le long du litto­ral français, ils reçoivent les alertes, évaluent les situa­tions et mobi­lisent les moyens néces­saires pour porter assis­tance. Ils jouent ainsi un rôle essen­tiel dans la sécu­rité mari­time, en assu­rant l’as­sis­tance et le sauve­tage des personnes en détresse dans les eaux françaises. 

Ils travaillent en étroite colla­bo­ra­tion avec la SNSM, les forces armées, les services de secours comme les sapeurs-pompiers, et d’autres orga­nismes pour assu­rer une réponse effi­cace et rapide. 

Les opéra­tions sont déclen­chées et gérées par les CROSS, contac­tés via le canal 16 de la radio VHF ou le 196 sur un télé­phone portable (le 16 pour la Poly­né­sie française et la Nouvelle-Calé­do­nie). En plus de la recherche et du sauve­tage, les CROSS assurent :
●    la surveillance de la navi­ga­tion mari­time ;
●    la diffu­sion des rensei­gne­ments de sécu­rité mari­time ;
●    la surveillance des pollu­tions marines. 

Chaque année, les CROSS traitent envi­ron 15 000 opéra­tions de sauve­tage mari­time ! Ces inter­ven­tions se concentrent à 80 % dans l’es­pace mari­time compris entre le rivage et la limite des eaux terri­to­riales. Les CROSS assurent donc la sécu­rité des usagers de la mer.

La soli­da­rité en mer est une tradi­tion

Dans une procé­dure de détresse, celui qui a entendu le message de détresse doit :

  • faire route sur la zone concer­née (si pas trop éloi­gnée),
  • si néces­saire, relayer le message au CROSS et le préve­nir de sa posi­tion et de sa dispo­ni­bi­lité,
  • suivre les consignes du CROSS.

En cas d’ur­gence en mer, le numéro gratuit des secours en mer à compo­ser est le 196 depuis un télé­phone portable. Vous join­drez direc­te­ment un centre régio­nal opéra­tion­nel de surveillance et de sauve­tage (CROSS). La SNSM recom­mande de plutôt utili­ser le canal 16 de la VHF pour émettre un appel de détresse.

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Comment aler­ter les secours en mer ?

Les Sauve­teurs en Mer de la SNSM

Après avoir suivi une solide forma­tion les sauve­teurs de la SNSM, tous béné­voles, portent assis­tance en mer aux personnes en diffi­culté. Ils opèrent à bord des bateaux de sauve­tage comme des semi-rigides, des vedettes ou des canots de sauve­tage, équi­pés pour diverses situa­tions d’ur­gence.

Leur enga­ge­ment et leur exper­tise sont essen­tiels pour mener à bien des opéra­tions de sauve­tage souvent complexes. Envi­ron 5 100 béné­voles sont prêts à inter­ve­nir à toute heure, répar­tis dans les 188 stations de sauve­tage litto­rales en métro­pole et en outre-mer. 

Sur le litto­ral, les sauve­teurs de la SNSM assurent aussi la surveillance des plages et des zones de baignade. Ils veillent à la sécu­rité des baigneurs, inter­viennent en cas de danger et prodiguent les premiers secours si besoin. Leur présence est indis­pen­sable pour préve­nir les acci­dents et assu­rer une réponse rapide en cas d’in­ci­dent. 

La SNSM dispose de 32 centres de forma­tion et d’in­ter­ven­tion pour les nageurs sauve­teurs, et en forme près de 500 chaque année. Ces forma­tions comprennent des certi­fi­ca­tions telles que le brevet natio­nal de sécu­rité et de sauve­tage aqua­tique (BNSSA), les PSE 1 et 2 (Premiers secours en équipe de niveaux 1 et 2), ainsi que le permis côtier. 

Les nageurs sauve­teurs sont égale­ment formés à l’uti­li­sa­tion du maté­riel de sauve­tage, à la commu­ni­ca­tion radio et à la gestion des situa­tions d’ur­gence. Leur poly­va­lence et leur exper­tise contri­buent à la sécu­rité du litto­ral et des plages françaises. 

Pour deve­nir nageur sauve­teur à la SNSM, 8 mois de forma­tion et de stages sont néces­saires, à la fin desquels le candi­dat doit avoir obtenu 6 diplômes indis­pen­sables à l’exer­cice de la profes­sion. Les candi­dats, âgés d’au moins 16 ans, doivent possé­der une bonne condi­tion physique pour suivre cette forma­tion exigeante.

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Sauver des vies humaines en mer, mission première de la SNSM

Les secours en mer sont-ils gratuits ?

  • La sauve­garde de la vie humaine en mer est gratuite.
  • L’as­sis­tance aux biens donne lieu à un défraie­ment en faveur de la SNSM calculé sur la base du temps passé lors de l’in­ter­ven­tion, la longueur du bateau assisté et la taille du ou des moyens de sauve­tage enga­gés.

Qui finance les secours en mer ?

Le finan­ce­ment des secours en mer provient de diverses sources. La SNSM, asso­cia­tion recon­nue d’uti­lité publique depuis 1970, dépend large­ment de la géné­ro­sité du public, par les dons, les legs ou le mécé­nat, ou par des cagnottes orga­ni­sées pour soute­nir ses acti­vi­tés. Il ne faut pas oublier que les sauve­teurs sont béné­voles et ne perçoivent donc pas de salaire.

Les fonds récol­tés sont utili­sés pour :
●    l’en­tre­tien et le renou­vel­le­ment des équi­pe­ments ; 
●    la forma­tion des sauve­teurs en mer ;
●    le finan­ce­ment des opéra­tions de sauve­tage. 

Les secours en mer consti­tuent une compo­sante vitale de la sécu­rité mari­time en France. Grâce à l’en­ga­ge­ment des sauve­teurs béné­voles, à la coor­di­na­tion effi­cace des CROSS et au soutien finan­cier de la commu­nauté, des milliers de vies sont sauvées chaque année ! 

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