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Piqûres d'oursin : comment les éviter et les soigner

publié le3 Décembre 2025

Oursin © Portuguese Gravity Unsplash

Au bord de l’eau ou sur les plages, les piqûres d’oursin sont fréquentes. Ces coquillages, parfois cachés dans les rochers, opposent leurs nombreuses épines à celles et ceux qui par mégarde leur marchent dessus. La piqûre est douloureuse et les premiers gestes à faire importants et précis. Pour soigner ces blessures et éviter l’infection, suivez attentivement nos consignes. 

Comment recon­naître une piqûre d’our­sin ? 

Marcher pieds nus sur un oursin, c’est comme poser le pied sur une multi­tude d’ai­guilles héris­sées. La douleur ressen­tie est intense et soudaine ; la piqûre peut être suivie d’un gonfle­ment, d’une rougeur, et éven­tuel­le­ment d’un engour­dis­se­ment. Les épines de l’our­sin laissent de nombreux frag­ments sous la peau. Elles sont très cassantes et si vous voyez des rési­dus d’épines plan­tés dans votre pied, c’est le signe que vous avez bien été piqué par cet animal.

Comment soula­ger la douleur et soigner la plaie ?

En France, le corps des oursins n’est pas veni­meux ; toute­fois, il renferme de nombreuses bacté­ries qui peuvent entraî­ner des risques de surin­fec­tion.

Le premier réflexe à avoir en cas de piqûre d’our­sin est d’aler­ter les nageurs sauve­teurs au poste de secours le plus proche, afin qu’ils puissent prodi­guer les premiers soins au plus tôt.

Si vous êtes sur une plage non surveillée, voici les premiers soins à effec­tuer vous-même pour trai­ter la piqûre d’our­sin :

  • En tout premier lieu, nettoyer la plaie à l’eau douce, si possible savon­neuse. Évitez l’eau de mer qui peut conte­nir des bacté­ries suscep­tibles d’en­traî­ner des infec­tions.
  • Désin­fec­tez la plaie dès que possible, avec de la Béta­dine par exemple. Ce geste est primor­dial car le risque de surin­fec­tion est quasi systé­ma­tique. Lais­sez ensuite sécher à l’air libre sans mettre de panse­ment ni de chaus­sette. La bles­sure risque­rait de macé­rer et l’in­fec­tion de se déve­lop­per.
  • Ôtez les épines avec une pince à épiler. Réali­sez ce geste avec beau­coup de prudence car les épines d’our­sins sont très fragiles et cassantes. Assu­rez-vous d’avoir ferme­ment saisi le frag­ment avant de l’ex­traire, en tirant dans l’axe. Pour extraire les épines plus rapi­de­ment, vous pouvez préa­la­ble­ment ramol­lir la peau du pied dans un bain chaud.
    • Cette étape est déli­cate et doulou­reuse. N’hé­si­tez pas à aller voir un profes­sion­nel de santé si vous n’avez pas le maté­riel néces­saire (désin­fec­tant, pince à épiler) ou si c’est trop diffi­cile de reti­rer les épines correc­te­ment.
    • Certains petits frag­ments peuvent rester sous la peau, mais cela n’est pas grave. L’im­por­tant est de contrer l’in­fec­tion et de calmer la douleur. Ensuite, les restes d’épines s’éli­minent natu­rel­le­ment en même temps que la peau se régé­nère.
  • Surveillez la bles­sure durant les jours qui suivent. Le plus impor­tant est d’éviter la surin­fec­tion. Si la piqûre reste rouge ou viola­cée, doulou­reuse ou gonflée, allez sans délai consul­ter un méde­cin.

Ce qu’il ne faut pas faire sur une piqûre d’our­sin 

  • Ne faites pas de garrot.  
  • N’uri­nez pas sur une piqûre d’our­sin, cela ne sert à rien et peut provoquer un risque d’in­fec­tion.
  • Ne grat­tez pas la plaie avec du sable, ni avec une pierre, ni avec les doigts car vous risquez de casser les épines se trou­vant toujours sous la peau ; elles se brise­raient alors en frag­ments qui seraient encore plus petits et plus déli­cats à extraire. 

Comment éviter de se faire piquer par un oursin ? 

La première consigne est de bien regar­der où on met les pieds lorsque l’on marche sur les plages ou dans les eaux peu profondes, notam­ment lorsqu’il y a des rochers. L’idéal, surtout pour les enfants, est de porter des sandales ou des chaus­sures de plage en néoprène.

Si vous faites de la chasse sous-marine et plon­gez pour pêcher des oursins, rensei­gnez-vous sur les zones et périodes auto­ri­sées ; n’ou­bliez pas d’em­por­ter une four­chette pour les décol­ler des rochers ainsi que de gants de plon­gée pour les mani­pu­ler. 

Les oursins en France 

Son nom scien­ti­fique, échi­no­derme, est dérivé du grec et signi­fie “peau héris­sée de pointes”… Ce coquillage globu­leux est appré­cié culi­nai­re­ment pour son goût noisette et sa saveur iodée. Égale­ment appelé “héris­son de mer” ou “châtaigne de mer”, on le trouve sur tout le litto­ral français.

En Médi­ter­ra­née, l’our­sin est noir ou violet. Atten­tion, seuls les oursins de couleur violette sont comes­tibles. Sur les côtes atlan­tique et de la Manche, on trouve égale­ment des oursins verts. Plus grands que les violets, ceux-ci sont recher­chés pour leurs quali­tés gusta­tives.

Tous les ans, beau­coup de personnes se font piquer par des oursins et se font soigner par les Sauve­teurs en Mer béné­voles de la SNSM. Pour les aider à se former et s’équi­per pour accom­plir leur mission, notre asso­cia­tion d’uti­lité publique a besoin de vous et de votre géné­ro­sité. Soute­nez nos béné­voles, faites un don à la SNSM !

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