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Plaisanciers, préparez votre sortie en mer

publié le12 Juin 2025

Pour profiter pleinement de la mer, suivez les conseils des sauveteurs © SNSM

Les beaux jours reviennent et vous pensez déjà à votre prochaine sortie en mer. Voici les règles de base que les Sauveteurs en Mer vous recommandent de suivre pour profiter de votre sortie en mer et limiter les risques.

VIDÉO : prépa­rez votre sortie en mer avec Lucile, béné­vole au Croi­sic

 


 

Les bons réflexes de navi­ga­tion

Avant de partir en mer

  • Véri­fiez le bon état du navire et de tout son maté­riel après hiver­nage et lors d’une loca­tion. Lisez le mode d’em­ploi. En cas de problème, vous gagne­rez un temps précieux.
  • Véri­fiez le bon fonc­tion­ne­ment du moteur en le faisant tour­ner suffi­sam­ment de temps avant le départ.
  • N’ou­bliez pas de faire le plein de gasoil. Esti­mez votre consom­ma­tion et votre rayon d’ac­tion en fonc­tion de vos réserves de carbu­rant.
  • Rangez l’in­té­rieur (vivres, vais­selle).
  • Arri­mez soigneu­se­ment les objets qui, en cas de mauvais temps, peuvent se trans­for­mer en dange­reux projec­tiles.
  • Clas­sez les cartes et les docu­ments pour la navi­ga­tion. Conser­vez-les tous au même endroit.
  • Passez en revue les équi­pe­ments de sécu­rité (ils doivent être en bon état et leur place et leur fonc­tion­ne­ment doivent être connus par tous les membres d’équi­page), les gilets de sauve­tage, les harnais, les bottes, les cirés et les vête­ments chauds. En mer, le temps se dété­riore parfois vite.
  • Ayez à bord nour­ri­ture, bois­sons et vête­ments de protec­tion.
  • Possé­dez des moyens radio VHF fiables et véri­fiez le niveau de batte­rie de votre télé­phone portable.
  • Prenez la météo avant d’ap­pa­reiller.
  • Rensei­gnez-vous sur les condi­tions locales à la capi­tai­ne­rie.
  • Préve­nez un proche resté à terre de votre route et de vos heures de départ et d’ar­ri­vée esti­mées. Signa­lez-lui vos chan­ge­ments de projets et votre arri­vée à bon port.

Tenir compte de la météo avant de sortir en mer

Avant d’en­tre­prendre une sortie en mer, à bord d’un voilier, un cata­ma­ran ou un bateau à moteur, consul­tez d’abord atten­ti­ve­ment les prévi­sions météo­ro­lo­giques. Voici les condi­tions météo à surveiller pour navi­guer en sécu­rité :

  • Vent : un vent souf­flant entre 5 et 15 nœuds est géné­ra­le­ment consi­déré comme opti­mal pour la plai­sance. Plus faibles, les vents ralen­tissent la navi­ga­tion, alors que les vents plus forts sont plus diffi­ciles à gérer, surtout pour les marins moins expé­ri­men­tés. Adap­tez votre excur­sion en mer en fonc­tion de la force et de la direc­tion du vent prévues.
  • État de la mer : une mer peu agitée, ou en tout cas avec des vagues de moins d’un mètre, est idéale pour une prome­nade en mer ou une excur­sion vers des criques isolées. En cas de vagues plus hautes, vous pouvez ressen­tir un incon­fort, comme le mal de mer, avec plus de risques pour votre sécu­rité.
  • Courants : les courants marins influent direc­te­ment sur votre navi­ga­tion. Avant de partir en croi­sière ou en balade en mer, rensei­gnez-vous sur leur direc­tion et leur inten­sité, surtout en cas de traver­sée de zones étroites comme les calanques ou les estuaires. Une mauvaise anti­ci­pa­tion des courants peut compliquer vos manœuvres et prolon­ger la durée de votre sortie en mer.
  • Marées : en zone côtière, la marée affecte l’ac­cès au port, aux baies et aux criques. C’est pourquoi vous devez abso­lu­ment consul­ter les horaires des marées pour plani­fier les départs et les retours lors de vos croi­sières. En évitant les périodes de basse mer, vous évite­rez égale­ment de vous échouer ou de rencon­trer d’éven­tuels obstacles sous-marins.
  • Visi­bi­lité : cela va sans dire, mais une bonne visi­bi­lité est indis­pen­sable pour discer­ner les autres embar­ca­tions, les obstacles et les repères du litto­ral. Le brouillard, une pluie intense ou les tempêtes limitent la visi­bi­lité et augmentent les risques de colli­sion avec une autre embar­ca­tion ou d’échoue­ment. Dans ce cas, il vaut mieux ne pas embarquer et repor­ter votre sortie en mer.
  • Prévi­sions météo­ro­lo­giques offi­cielles : consul­tez toujours les bulle­tins météo mari­times avant le départ de votre esca­pade marine. Des sources fiables, comme Météo France, four­nissent des infor­ma­tions actua­li­sées sur les condi­tions météo­ro­lo­giques en mer. Lorsque vous navi­guez, restez toujours à l’écoute des canaux VHF pour rece­voir des mises à jour en temps réel, pendant votre navi­ga­tion.

En tenant compte de ces précau­tions et des autres réflexes de navi­ga­tion, vous pour­rez navi­guer en toute sécu­rité et profi­ter plei­ne­ment de vos sorties en mer. Gardez à l’es­prit que la prudence et la prépa­ra­tion sont les clés d’une aven­ture mari­time réus­sie !

Pendant la navi­ga­tion

  • Évaluez le niveau de compé­tence de chacune des personnes à bord (y compris le vôtre). Pour la sécu­rité de tous, il vaut mieux être deux personnes à savoir navi­guer.
  • Répar­tis­sez les tâches entre les plai­san­ciers à bord.
  • Dési­gnez clai­re­ment le skip­per.
  • Si la majo­rité des personnes présente à bord est incom­pé­tente en matière de navi­ga­tion, montrez à chacune comment:

    – Mettre en panne et mouiller une ancre.

    – Utili­ser la radio de bord et lancer un message de détresse. 

  • Prenez régu­liè­re­ment les condi­tions météo. Des bulle­tins sont diffu­sés à heures fixes sur le canal 16 de votre VHF, ou depuis un télé­phone mobile (Météo France, Météo Consult).
  • Portez un gilet de sauve­tage.
  • Canton­nez les enfants à l’in­té­rieur de l’ha­bi­tacle lors des manœuvres.
  • En cas de problème, quit­tez votre bateau qu’en toute dernière extré­mité (s’il coule). En cas de chavi­rage, restez accro­ché au bateau en atten­dant les secours. Une embar­ca­tion se repère plus faci­le­ment qu’une personne à la mer.

Les équi­pe­ments indis­pen­sables pour prendre la mer sur votre bateau en sécu­rité

En mer, même par beau temps, un problème peut arri­ver. Voici la liste des équi­pe­ments que les Sauve­teurs en Mer vous conseillent de toujours avoir à bord pour être en sécu­rité. Véri­fiez qu’ils sont présents sur votre bateau ou votre embar­ca­tion de loca­tion. Certains de ces équi­pe­ments sont obli­ga­toires ou non en fonc­tion de la caté­go­rie de votre embar­ca­tion.  

Vête­ments et équi­pe­ments de protec­tion indi­vi­duelle : 

  • Un gilet de sauve­tage par passa­ger au mini­mum. Ils doivent connaître le fonc­tion­ne­ment et le lieu de stockage des équi­pe­ments de sécu­rité. Assu­rez-vous pério­dique­ment de son bon entre­tien. Ne le stockez pas au soleil et, après chaque utili­sa­tion, rincez-le à l’eau claire et lais­sez-le sécher. Pour choi­sir le maté­riel adapté n’hé­si­tez pas à vous réfé­rer à notre article sur le gilet de sauve­tage.
  • Une casquette pour se proté­ger du soleil et éviter l’in­so­la­tion.
  • Des lunettes de soleil. Le mieux est de se procu­rer des modèles avec le marquage “CE”, qui assure des perfor­mances spéci­fiques. Une notice détaillée est aussi four­nie, préci­sant la caté­go­rie des verres. Les caté­go­ries 3 et 4 sont adap­tés à la mer et la montagne, qui sont des lieux de fortes réflexions des rayons.
  • De la crème solaire. Toute l’an­née mais encore plus durant l’été. Plus d’in­for­ma­tions dans notre article dédié.
  • Des vête­ments chauds. Le temps peut rapi­de­ment chan­ger en mer, alors n’ou­bliez pas de vous couvrir.
  • Une paire de gants. Pour mani­pu­ler cordages et objets coupant, ou pour éviter de vous brûler si le déclen­che­ment de feux à main est néces­saire.
  • Une montre : si vous n’avez plus de batte­rie sur votre télé­phone, cela peut vous permettre de rentrer avant la nuit pour ne pas inquié­ter vos proches.  

Pour commu­niquer : 

  • Une radio VHF (Very High Frequen­cies). Les sauve­teurs conseillent en parti­cu­lier les modèles équi­pés d’un Appel sélec­tif numé­rique (ASN), qui permettent de lancer une alerte de détresse auto­ma­tique par une simple pres­sion simul­ta­née sur deux boutons. En cas d’ur­gence, utili­sez le canal 16.
  • Un télé­phone. Si vous n’avez pas de VHF vous pouvez aussi compo­ser le 196 pour toute urgence en mer. Les smart­phones peuvent aussi permettre de connaître vos coor­don­nées GPS. 

Être repéré :  

  • Un dispo­si­tif de repé­rage lumi­neux que ce soit une lampe étanche ou des bâtons lumi­neux (cyalume) d’une auto­no­mie mini­male de 6 heures.
  • Trois feux à main. Lorsqu’ils sont déclen­chés, une flamme rouge appa­raît pour une durée d’une minute envi­ron. Les fusées péri­mées peuvent être rendues au point de vente lors de l’achat de nouvelles. Ne pas les jeter, ne pas les stocker, ni les utili­ser comme feux d’ar­ti­fice, ce qui déclen­che­raient des secours en mer.
  • Un appa­reil de navi­ga­tion porta­tif. Si vous pouvez donner préci­sé­ment vos coor­don­nées en mer, cela fait souvent gagner un temps précieux aux Sauve­teurs en Mer.
  • Une carte mari­time papier. Elle vous permet­tra de toujours connaître votre posi­tion, même sans batte­rie. 

En cas d’ac­ci­dent lié à l’em­bar­ca­tion : 

  • Des moyens mobiles de luttes contre l’in­cen­die, comme un extinc­teur.
  • Un dispo­si­tif d’as­sé­che­ment manuel comme une écope, un seau, ou une pompe.
  • Un couteau. C’est un indis­pen­sable à bord, il permet de couper les cordages s’ils sont pris dans l’hé­lice ou tout autre objet.
  • Deux coupe-circuits (un coupe-circuit porté dès le démar­rage du moteur, le deuxième coupe circuit filaire à bord). C’est un acces­soire de sécu­rité obli­ga­toire et primor­dial pour la navi­ga­tion. Placé au poignet ou à la cuisse du barreur, ce cordon a pour rôle de couper le moteur en cas de chute. Le navire s’ar­­rête net et son hélice ne repré­­sente pas une menace pour les baigneurs

Et n’ou­bliez de prendre de quoi vous hydra­tez et vous alimen­tez !  

Préve­nir les secours lors d’une sortie en mer

En mer : sur votre VHF canal 16, deman­dez le CROSS
Depuis le litto­ral : sur votre portable, le numéro 196

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