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Conseil

Que faire si vous devez abandonner votre bateau en mer ?

publié le11 Octobre 2021

Sauvetage © SNSM Le Conquet

C’est une décision lourde de conséquences pour l’équipage et pour le bateau. Le transbordement de l’équipage sur un autre navire ou dans le radeau de survie n’est pas sans risques et peut occasionner des blessures, voire des disparitions.

Quand aban­don­ner son bateau ?

Évaluez bien la situa­tion. Ne cédez pas à la panique en évacuant le bateau trop tôt car un bateau, même très abîmé, peut flot­ter parfois long­temps. Tant que le bateau flotte, ne le quit­tez pas. Il est plus facile de faire route vers un port avec un voilier, même en mauvais état, qu’avec un pneu­ma­tique ingou­ver­nable, ballotté par les vagues.

Comment orga­ni­ser l’éva­cua­tion d’un bateau ?

  • Donnez un poste précis et des respon­sa­bi­li­tés à chaque membre d’équi­page.
  • Orga­ni­sez des exer­cices d’éva­cua­tion au début de chaque sortie en mer.
  • Quand la déci­sion d’aban­don­ner le bateau est prise envoyez un MayDay (lien fiche aler­ter secours en mer node/1665), signa­lez  que vous aban­don­nez le bord et donnez votre posi­tion.
  • Déclen­chez la balise de détresse et prenez-la sur vous avec la VHF porta­tive sous housse étanche.

Embarquez dans le radeau en ne prenant que l’in­dis­pen­sable car la place est limi­tée :

  • Le maxi­mum de vête­ments secs et chauds sur vous, les duvets dans des sacs en plas­tique, chapeaux, lunettes de soleil, des vête­ments supplé­men­taires, des couver­tures en alumi­nium.
  • Cape­lez gilets de sauve­tage et harnais.        
  • N’ou­bliez pas d’em­por­ter des jerry­cans d’eau douce remplis aux trois quarts pour qu’ils puissent flot­ter avec un bout et un mousque­ton sur la poignée pour ne pas les perdre ; les fusées du bateau et le sac étanche de survie préparé à l’avance.

La régle­men­ta­tion n’im­pose qu’un mini­mum dans l’ar­me­ment des engins de sauve­tage. Il est vive­ment conseillé de prévoir un sac de survie complé­men­taire conte­nant :

  • Un couteau multi­lames, 30 mètres de cordage (diamètre 8), des bouts de garcette, des chif­fons de coton, du maté­riel de pêche, des lampes torches étanches, des crayons de cyalum pour éclai­rer l’in­té­rieur du radeau.
  • Ajou­tez à la phar­ma­cie des médi­ca­ments contre le mal de mer, des tranquilli­sants, de l’al­cool à 90°, de la pommade anti­bio­tique, du collyre pour les yeux, de l’as­pi­rine, de la crème solaire.
  • Côté nour­ri­ture, des rations élémen­taires de survie dans des sacs hermé­tiques : lait condensé en tube, tablettes de choco­lat, fruits secs, sucre, jus de citron, vita­mines.
  • N’ou­bliez pas d’ajou­ter : des sacs poubelles et des sacs plas­tique pour le stockage de l’eau de pluie.
  • Pour la navi­ga­tion : un compas de relè­ve­ment, la carte de la région mari­time, un rappor­teur, un crayon, un carnet, une montre étanche. Pour le grand large : un sextant en plas­tique, un distil­la­teur d’eau de mer, un filet à planc­ton.

Si vous en avez le temps, gonflez l’annexe et empor­tez ses acces­soires. Elle pourra toujours vous servir.

Composez le 196 depuis un téléphone ou le canal 16 par VHF pour toute urgence en mer

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