Nuit de tempête, échouements en série aux Glénan
publié le9 Septembre 2026
écrit parDominique Malécot
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Plusieurs Merry Fisher se sont échouées pendant la nuit du 8 au 9 mai 2026 aux Glénan. © DR
Un grain orageux a frappé l’archipel breton dans la nuit du 8 au 9 mai 2026, précipitant plusieurs navires de plaisance sur les rochers.
Les fonds marins de l’archipel des Glénan, au sud de la baie de Concarneau, en Bretagne sud, ne sont pas réputés pour leur bonne tenue. Dès que le vent forcit, y mouiller l’ancre est toujours délicat. L’équipage de la SNS 140 Margodig, de la station de Loctudy - Île-Tudy (Finistère), a été très sollicité dans la nuit du 8 au 9 mai 2026, alors qu’un vent d’orage de force 5 s’était subitement levé.
Première alerte à 2 h 51, le Leviator, une vedette de type Merry Fisher de 8,95 mètres de long, a chassé sur son ancre – autrement dit elle a glissé sur le fond – et s’est échouée sur les rochers avec trois personnes à bord, un couple et un enfant. Le CROSS(1) Étel engage un hélicoptère H160 Belligou de la Marine nationale et la SNS 140 pour les secourir. Ils arrivent pratiquement en même temps sur les lieux. L’hélicoptère hélitreuille les trois naufragés et les dépose sur la dropzone aménagée à cet effet sur l’île Saint-Nicolas, aux Glénan. La SNS 140 les prend en charge rapidement.
Trois autres bateaux s’échouent
Mais déjà une autre Merry Fisher, cette fois de 8,55 mètres de long, avec également trois personnes à bord, s’échoue elle aussi. Nouvelle intervention de l’hélicoptère et dépose des trois occupants sur la même dropzone pour que la SNS 140 les ramène sur le continent.
« Pendant ce temps, nous avons eu aussi un voilier de 10 mètres échoué sur les cailloux, avec, de même, trois personnes à bord, et un semi-rigide vide d’occupant à récupérer », explique Arthur Teurtroy, l’un des nageurs de bord de la SNS 140.
« Nous avons rapatrié tout le monde sur le continent, puis nous sommes repartis déséchouer le voilier et les deux vedettes pour rapatrier les quatre bateaux à terre. Nous étions partis à 3 heures et nous avons regagné notre mouillage à 11 heures », conclut-il.
1- CROSS : Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage.
« Le schéma est toujours le même »
Arthur, nageur de bord
« Qu’il y ait besoin d’hélitreuiller les gens, c’est plutôt rare, mais nous avons généralement ce genre de coup de vent une fois ou deux par an. Le schéma est toujours le même : un orage de mer passe sur les Glénan, assez violent, pendant un temps assez court. La mer n’est pas grosse à l’abri des îles, mais les voiliers et les vedettes qui ont une prise au vent importante tirent sur leurs mouillages et les ancres de certains dérapent (glissent sur le fond).
Beaucoup de bateaux sont vendus équipés d’un mouillage qui, en cas de problème, permet d’attendre les secours. Cependant, il n’est pas suffisant pour faire face aux conditions de mer, de vent et de marée que l’on peut subir plus longuement. Il faut avoir un mouillage bien adapté au type d’arrêt que l’on veut faire et vérifier si l’on ne bouge pas. Certains GPS déclenchent une alarme si le bateau s’éloigne trop de son point de mouillage. Un plus quand on passe la nuit à bord. »
Équipage engagé
VEDETTE DE PREMIÈRE CLASSE
SNS 140 MARGODID
Patron : Jean-Marc Kerhom
Second : Michel Gouzien
Mécanicien : Pascal Pavec
Radio : Philippe Seiliez
Nageurs de bord : Jean-Marc Failler, Arthur Teurtroy
Grâce à vos dons, nos sauveteurs sont formés et entraînés pour effectuer ces interventions de sauvetage
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