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Conseil

Attention au soleil !

publié le28 Mars 2025

Plage des Pins de Cordouan © Thierry Lèques

Notre corps a besoin du soleil. C’est grâce à lui que nous fabriquons de la vitamine D, nécessaire à la solidité des os. Il a aussi un effet positif sur le moral ; c’est précieux ! Mais attention, le soleil peut aussi être nocif si on s’expose trop ! Vous risquez des brûlures des yeux et de la peau, des allergies et vous augmentez les risques de cancer de la peau. Les enfants et les personnes à peau claire sont particulièrement fragiles.

VIDÉO – Nos conseils d’ex­pert pour éviter et soigner les coups de chaleur

Retrou­vez les conseils d’Oriane, nageuse sauve­teuse à la SNSM depuis 5 ans. Elle nous explique comment éviter et soigner les coups de chaleur.

Comment échap­per aux coups de soleil ?

Le mieux est d’évi­ter de s’ex­po­ser, surtout entre 12 h et 16 h. Atten­tion, cela reste valable même s’il y a des nuages, car les rayons nocifs les traversent. La réver­bé­ra­tion sur l’eau augmente consi­dé­ra­ble­ment la quan­tité de rayons reçue par la peau. On attrape des coups de soleil autant en pratiquant une acti­vité spor­tive qu’en se faisant bron­zer allongé sur sa serviette de bain.

Il est impor­tant de porter un chapeau, des lunettes de soleil, des vête­ments longs, de se mettre de la crème solaire haute protec­tion toutes les 2 h au mini­mum, surtout si l’on se baigne.

Que faire en cas de coup de soleil ?

Le coup de soleil est une brûlure et doit être traité comme telle : étalez une crème apai­sante et hydra­tante sur la peau et ne vous expo­sez plus au soleil tant que celle-ci n’a pas retrouvé une couleur et un aspect normal.

Julie, nageuse sauveteuse à Bandol

 

« Le coup de soleil, c’est une brûlure comme une autre, alors elle doit être trai­tée comme telle : étalez une crème apai­sante et  hydra­tante sur la peau et ne vous expo­sez plus au soleil tant que celle-ci n’a pas  retrouvé une couleur et un aspect normaux. Et veillez à proté­ger la zone brûlée par un vête­ment anti-UV. »

Le « coup de chaleur » ou « inso­la­tion »

Quelles diffé­rences entre un coup de chaleur et une inso­la­tion ?

Le « coup de chaleur » arrive, en dehors de tout effort, à cause d’un envi­ron­ne­ment trop chaud ou d’une longue expo­si­tion au soleil. Il s’agit d’une augmen­ta­tion de la tempé­ra­ture du corps supé­rieure à 40 °C. Il est accom­pa­gné de délires, de pertes de connais­sance, de convul­sions, voire de coma.

Chez les enfants et les personnes âgées, un coup de chaleur peut arri­ver très vite ! Lorsqu’un coup de chaleur n’est pas trop impor­tant, on parle d’ »inso­la­tion ».

Quels sont les symp­tômes d’une inso­la­tion et d’un coup de chaleur ?

Les coups de chaleur et les inso­la­tions se mani­festent par des symp­tômes simi­laires qui doivent être pris au sérieux car ils peuvent mener à une urgence médi­cale.  Les symp­­tômes à surveiller sont des maux de tête intenses, une raideur de la nuque, des nausées, des vomis­­se­­ments, une fièvre élevée et parfois des malaises, voire des convul­sions.

Comment éviter les coups de chaleur ou les inso­la­tions ?

  • Évitez les expo­­si­­tions multiples et prolon­­gées au soleil, surtout pendant les heures les plus chaudes de la jour­née, entre 12 h et 16 h.
  • Proté­­gez-vous de la chaleur et mettez de la crème solaire.
  • Rafraî­chis­sez votre corps en restant dans des endroits frais, à l’ombre, ou si possible dans des lieux clima­ti­sés. Pour régu­ler votre tempé­ra­ture corpo­relle, vous pouvez aussi utili­ser un venti­la­teur ou appliquer des linges humides sur votre peau.
  • Portez des vête­ments amples et légers qui permettent une bonne circu­la­tion de l’air et évitent une sueur exces­sive. Préfé­rez des couleurs claires qui reflètent les rayons du soleil, plutôt que des couleurs sombres qui absorbent la chaleur.
  • Hydra­tez-vous régu­liè­re­ment, même si vous n’avez pas soif en buvant de l’eau régu­liè­re­ment. Lors de fortes chaleurs, le corps perd plus de liquides par la trans­pi­ra­tion. Il faut donc boire de l’eau (pas d’al­cool) souvent pour préve­nir la déshy­dra­ta­tion.

Les personnes les plus fragiles face aux inso­la­tions et aux coups de chaleur

Certaines personnes se montrent plus vulné­rables aux effets de la chaleur, notam­ment des fortes chaleurs esti­vales et des cani­cules. C’est le cas des jeunes enfants, des personnes âgées, ainsi que des personnes souf­frant de problèmes de santé chro­nique, qui doivent faire l’objet d’une atten­tion parti­cu­lière. En effet, leur tempé­ra­ture corpo­relle se régule moins effi­ca­ce­ment, ce qui augmente le risque de coup de chaleur ou d’hy­per­ther­mie.

Les nour­ris­sons, ainsi que les enfants en bas âge, ne savent pas toujours recon­naître leur sensa­tion de soif. Quant aux personnes âgées, leur tempé­ra­ture interne peut grim­per rapi­de­ment car leur ther­mo­ré­gu­la­tion est moins perfor­mante. Certains médi­ca­ments, comme les diuré­tiques, peuvent égale­ment accen­tuer les risques de déshy­dra­ta­tion. En été, il faut impé­ra­ti­ve­ment surveiller leurs besoins en hydra­ta­tion et veiller à ce qu’ils restent dans des endroits frais.

De plus, les personnes souf­frant de mala­dies chro­niques, comme les mala­dies cardio­vas­cu­laires ou les troubles respi­ra­toires, sont parti­cu­liè­re­ment à risque. Certains médi­ca­ments peuvent aggra­ver les effets des fortes chaleurs, en alté­rant la capa­cité de l’or­ga­nisme à régu­ler sa tempé­ra­ture interne. Les femmes enceintes doivent égale­ment être vigi­lantes et faire atten­tion à bien s’hy­dra­ter.

Pour ces popu­la­tions fragiles, les mesures de préven­tion évoquées plus haut doivent évidem­ment être mises en place, comme par exemple :

  • Évitez les les expo­si­tions prolon­gées au soleil ;
  • Portez des vête­ments légers et amples ;
  • Appliquez souvent de la crème solaire avec un indice de protec­tion élevé ;
  • Buvez régu­liè­re­ment de l’eau ;
  • etc.

Il faut aussi véri­fier que ces personnes à risque se rafraî­chissent régu­liè­re­ment en utili­sant un brumi­sa­teur, un venti­la­teur, ou en se mouillant la peau avec un linge humide.

Que faire en cas de « coup de chaleur » ou d’in­so­la­tion ?

Si vous êtes sur une plage surveillée, deman­dez de l’aide aux sauve­teurs présents au poste de secours.

Sinon, pratiquez ces quelques gestes :

  • Dépla­cez la personne dans un endroit frais et désha­billez-la ;
  • Mouillez-la avec de l’eau à peine tiède ou fraîche, mais atten­tion, pas d’eau froide, cela risque­rait de déclen­cher un choc ther­mique et son état pour­rait s’ag­gra­ver !
  • Si vous avez un venti­la­teur à portée de main, diri­gez-le vers la victime.
  • Si la personne est consciente, faites-la boire pour la réhy­dra­ter.
  • Pour les personnes âgées, véri­fiez régu­liè­re­ment leur état de conscience et assu­rez-vous qu’elles ne sont pas déso­rien­tées. En cas de troubles neuro­lo­giques, comme des convul­sions, ou des pertes de conscience prolon­gées, préve­nez les secours sans délai.

Si la personne perd connais­sance, placez-la en posi­tion laté­rale de sécu­rité (PLS), véri­fiez qu’elle respire, que son cœur bat et qu’elle ne s’étouffe pas avec sa langue. Appe­lez les secours.

Si tu vous êtes en bateau, utili­sez la VHF en prio­rité en compo­sant le canal 16, à défaut, faites le 196 (numéro d’ap­pel d’ur­gence en mer) depuis votre télé­phone. Depuis la terre, compo­sez le 112 ou le 196 pour préve­nir les secours.

Pour aider les sauve­teurs de la SNSM à assu­rer leurs missions, vous pouvez faire un don

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