Je donne
Conseil

Qu'est-ce qu'un plaisancier ?

publié le17 Juin 2025

Cercle de mouillage et sensibilisation de plaisanciers © Vincent Jacques - Drone de Regard

Renaud l’a chanté : « C’est d’la plaisance, c’est l’pied » ! C’est vrai, la navigation de plaisance attire aussi bien les amoureux de la mer que des personnes recherchant un mode de vie différent. Mais devenir plaisancier implique aussi de se conformer aux réglementations en vigueur et d’assumer les responsabilités associées. Découvrons les étapes pour devenir plaisancier, les documents nécessaires à la navigation, les types de bateaux adaptés, ainsi que le rôle essentiel de la SNSM auprès des plaisanciers.

Comment deve­nir plai­san­cier ? 

On ne devient pas plai­san­cier ou plai­san­cière en un claque­ment de doigts. Cela passe par une prépa­ra­tion adéquate et le respect de certaines obli­ga­tions légales. Il faut d’abord se former à la navi­ga­tion, par le biais de cours théo­riques ou de forma­tions pratiques, pour navi­guer en toute sécu­rité, tout en respec­tant l’en­vi­ron­ne­ment.

Ensuite, selon le type d’em­bar­ca­tion et la zone de navi­ga­tion envi­sa­gée, l’ob­ten­tion d’un permis bateau peut être obli­ga­toire. Par exemple, pour pilo­ter un bateau de plai­sance à moteur dont la puis­sance est supé­rieure à 4,5 kilo­watts (6 chevaux), le permis plai­sance est requis. Il existe diffé­rentes caté­go­ries de permis, adap­tées aux spéci­fi­ci­tés de la navi­ga­tion mari­time ou fluviale.

Quels docu­ments pour navi­guer avec un bateau de plai­sance ?

Avant de prendre le large serei­ne­ment, il faut impé­ra­ti­ve­ment dispo­ser de certains docu­ments à bord. Ces docu­ments varient en fonc­tion de la zone de navi­ga­tion et du type d’em­bar­ca­tion.

Permis de navi­ga­tion

Comme mentionné précé­dem­ment, le permis plai­sance est obli­ga­toire pour les bateaux à moteur de plus de 6 chevaux. Il existe plusieurs options, néces­si­tant une forma­tion adap­tée :
●    Option côtière, ou permis côtier: permet de navi­guer en mer jusqu’à 6 milles nautiques (envi­ron 11 km) d’un abri.
●    Option eaux inté­rieures, ou permis fluvial : desti­née à la navi­ga­tion sur les rivières, canaux et lacs.
●    Exten­sion hautu­rière : néces­saire pour navi­guer au-delà de 6 milles nautiques d’un abri.

Papiers du bateau

Tout navire de plai­sance doit être enre­gis­tré auprès des auto­ri­tés compé­tentes, comme le service acti­vi­tés mari­times de la Direc­tion dépar­te­men­tale des terri­toires et de la mer (ex Affaires mari­times), pour la navi­ga­tion mari­time, par exemple.

Les docu­ments suivants sont aussi géné­ra­le­ment requis :
●    Fiche plai­sance : formu­laire d’en­re­gis­tre­ment au nom du proprié­taire.
●    Acte de fran­ci­sa­tion : docu­ment attes­tant de l’en­re­gis­tre­ment du bateau sous pavillon français.
●    Certi­fi­cat de confor­mité : pour les navires conformes aux normes euro­péennes.

Ces docu­ments doivent être conser­vés à bord et présen­tés en cas de contrôle.

Code nautique et règle­ments

Le Règle­ment inter­na­tio­nal pour préve­nir les abor­dages en mer (RIPAM), docu­ment essen­tiel pour tout plai­san­cier, établit les règles de navi­ga­tion et de prio­rité en mer. À bord, il est obli­ga­toire d’en avoir une version à jour, dès que vous navi­guez à au moins 2 milles d’un abri.

Cartes marines

Elles four­nissent des infor­ma­tions détaillées sur les zones de navi­ga­tion, les profon­deurs, les obstacles et les aides à la navi­ga­tion. Indis­pen­sables pour se situer en mer, elles doivent être régu­liè­re­ment mises à jour.

Quel bateau pour un plai­san­cier ?

Le choix de l’em­bar­ca­tion dépend des préfé­rences du plai­san­cier, de son expé­rience et du type de navi­ga­tion envi­sagé. Parmi les options courantes :
●    Voiliers : pour les amateurs de navi­ga­tion à la voile. Légers et maniables, les déri­veurs sont parfaits pour les débu­tants, tandis que les croi­seurs côtiers offrent plus de confort pour des sorties prolon­gées.

●    Bateaux à moteur : pour une navi­ga­tion plus rapide et plus simple. Les coques open sont poly­va­lentes, tandis que les day-crui­sers disposent de cabines pour des séjours courts.

Le rôle de la SNSM auprès des plai­san­ciers

La Société natio­nale de sauve­tage en mer (SNSM), asso­cia­tion française recon­nue d’uti­lité publique, a pour mission prin­ci­pale de porter secours aux personnes en danger, en mer et sur le litto­ral. Elle joue égale­ment un rôle primor­dial auprès des plai­san­ciers en assu­rant :

●    Sauve­tage en mer : inter­ven­tion lors de situa­tions d’ur­gence pour assis­ter les navires de plai­sance en diffi­culté.
●    Préven­tion : diffu­sion de conseils et de guides pour sensi­bi­li­ser les plai­san­ciers aux bonnes pratiques de navi­ga­tion et de sécu­rité.

Le soutien des dona­teurs est essen­tiel pour permettre à la SNSM de pour­suivre ses missions et d’as­su­rer la sécu­rité de tous en mer.

 

La newsletter snsm

Rester informé, c'est déjà s'engager