Un dispositif opérationnel de grande ampleur

Les moyens opérationnels mis en œuvre par la SNSM pour accomplir ses missions sont répartis sur 250 sites du littoral métropolitain et ultramarin, grâce à l’implication forte de 8 000 sauveteurs, tous bénévoles.
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Station de sauvetage SNSM de Ploumanac'h © Patrice Sierra

Les interventions au large

Les sauveteurs embarqués 

Au nombre de 3 350, les sauveteurs embarqués sont répartis dans 218 stations de sauvetage, dont 187 permanentes et 31 saisonnières, tout le long du littoral en métropole et en Outre-Mer (Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Saint-Pierre-et-Miquelon, Guyane, Nouvelle Calédonie, La Réunion, Mayotte).

Ils appareillent sur demande des centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) en moins de 20 minutes, 24 heures sur 24, 365 jours par an et par tous les temps.

Chaque membre de l’équipage a sa spécialité à bord : "patron", "radio", "mécanicien", "canotier", "secouriste", "nageur de bord" ou encore "plongeur de bord".

Pour être parfaitement préparés les sauveteurs bénévoles s'entraînent tout au long de l'année : 3 519 exercices en 2017. Ils Interviennent jusqu'à 20 milles de la côte (soit environ 40 km), voire au-delà sur demande expresse du CROSS. 20 % des interventions ont lieu de nuit.

La SNSM assure 50 % des missions de sauvetage par moyen maritime.

Les stations de sauvetage 

Les stations de sauvetage sont l’élément de base de l’organisation de la SNSM. Elles n’ont pas d’existence juridique propre et sont des lieux de regroupement des moyens nautiques d’intervention.

En 2017, on comptait ainsi 187 stations permanentes. En complément, la SNSM dispose de 31 stations saisonnières pour compléter le dispositif pendant la période estivale ou assurer un lien avec les municipalités dans le cas où les plages surveillées par les nageurs sauveteurs ne disposent pas de stations de sauvetage permanentes à proximité.

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Canot tous temps "SNS 098 Président Toutain" de la station de sauvetage de Ploumanac'h © Philippe Rière

Chacune des stations permanentes est dirigée par un président, secondé par un trésorier et par le patron titulaire, lui-même responsable de la composition du recrutement et de la formation de son équipage.

Chaque station dispose d’un équipage de 10 à 40 bénévoles opérationnels. Consultez le détail d’une équipe de station.

Outre les sauveteurs embarqués, plus de 1 700 bénévoles participent également à la vie des stations tout en restant à terre. Ils assurent le suivi administratif, l’entretien des moyens d’intervention, participent à des manifestations locales pour développer la notoriété de la SNSM et faire appel à la générosité du public, etc.

Le maillage des stations sur le littoral français, ainsi que les moyens d’intervention dont elles disposent, sont définis par la SNSM, en dialogue avec les Affaires Maritimes et les CROSS, afin de garantir la cohérence et la permanence du dispositif opérationnel tout au long des côtes.

La SNSM dispose d’une flotte de sauvetage importante qui en fait un des tous premiers armateurs de France, en nombre de bateaux.

Les interventions sur le littoral

Les nageurs sauveteurs

Dédiés aux interventions sur les plages et dans la bande des 300 premiers mètres depuis le littoral, les nageurs sauveteurs sont placés sous la responsabilité des municipalités pendant la saison estivale.

Ce recrutement saisonnier ne peut se faire qu’à l’issue d’une formation exigeante de plus de 300 heures. Le futur nageur sauveteur doit en effet acquérir un diplôme exigé par la réglementation pour la surveillance des plages, le brevet national de secourisme et de sauvetage aquatique (BNSSA), mais également un ensemble de qualifications complémentaires que la SNSM impose pour garantir le haut niveau de compétences qu’elle exige de ses sauveteurs : premier secours en équipe de niveau 1 (PSE1) et 2 (PSE2), le permis côtier, le certificat restreint de radiotéléphoniste (CRR), le certificat de surveillance et sauvetage aquatique sur le littoral (SSA).

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Nageurs sauveteurs de la SNSM en formation © Louise Durel

À ces modules complémentaires, peuvent se rajouter progressivement des formations de spécialité : surveillance des côtes dangereuses, pilotage de semi-rigides et de marine jet, chef de poste, chef de secteur, formateur, formateur de formateur, etc.

En moyenne ces dernières années, 1 400 nageurs sauveteurs ont été affectés sur 260 postes de secours de 150 communes.

Le reste de l’année, les nageurs sauveteurs participent bénévolement à la vie de leur centre de formation et d’intervention (CFI) : formations, entraînements, entretien , etc. En complément, les nageurs sauveteurs participent bénévolement tout au long de l’année à des missions de sécurité civile dans le cadre de manifestations publiques (sécurités nautiques, manifestations sportives, concerts, etc.). Ils peuvent également être mobilisés dans le cadre des plans ORSEC à la demande des préfectures.

Les centres de formation et d'intervention (CFI)

Les 32 CFI, qui couvrent l’ensemble du territoire métropolitain, fonctionnent grâce à l’implication de quelques 800 cadres formateurs, tous bénévoles.

Les CFI ont vocation à former des nageurs sauveteurs mis à la disposition des communes littorales pour la surveillance estivale des plages. Ils sont dirigés par un directeur nommé par le président de la SNSM. Consultez le détail d’une équipe de CFI.

À la demande des autorités civiles, ils peuvent également participer à des missions de sécurité civile pour lesquelles ils ont reçu un agrément ministériel. 

Dans ces centres, les nageurs sauveteurs sont formés en vue de l’exercice d’un emploi saisonnier estival auprès de mairies du littoral. Durant l’année scolaire, tous les stagiaires futurs nageurs sauveteurs sont soumis à un entraînement intensif sous la conduite de formateurs bénévoles. 

Les postes de secours en plage 

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Poste de secours SNSM de Campomoro en Corse

Consultez le détail d’une équipe de poste de secours.

Les délégations départementales de la SNSM

Dans chaque département côtier (ou territoire, ou pays d’outre-mer) et dans certains départements de l’intérieur, un délégué départemental représente la SNSM. Ce mandat lui est confié directement par le président national.

Véritable corps intermédiaire entre le siège et les entités opérationnelles sur le littoral, le délégué départemental exerce un rôle important d’animation, de coordination des stations de sauvetage et des centres de formation et d’intervention de sa zone géographique. Il a un droit de contrôle et de suivi dans tous les domaines : disponibilité des moyens, activité opérationnelle, ressources financières, relations publiques, gestion des ressources humaines.

Le délégué départemental est également un acteur de la direction de la SNSM car il participe aux décisions stratégiques de l’association. Il tient le président ou son représentant étroitement informé de tout événement important concernant sa zone.

Installés dans chaque département côtier, ils sont nommés par le président national qu’ils représentent. Le délégué départemental exerce, vis-à-vis des stations de sauvetage et des centres de formation et d’intervention (CFI), un rôle de coordination, de contrôle et de suivi dans tous les domaines : gestion des ressources humaines, disponibilité des moyens, activité opérationnelle, gestion financière et relations publiques. Il exerce par ailleurs un rôle essentiel en matière de communication. Dans l’exercice de ses fonctions, le délégué départemental peut se faire assister par des délégués adjoints : médecin référent départemental, adjoint technique, adjoint financier, adjoint pour la surveillance des plages, adjoint communication.

Les antennes régionales de la SNSM

Des antennes régionales peuvent être mises en place dans certains départements afin d'y faire connaître l'association et d'y développer l’appel à la générosité du public et le recueil de dons. Les chefs d’antennes régionales sont nommés par le président de l'association. Ils représentent la SNSM dans les départements de l’intérieur, leur rôle consiste à attirer puis fidéliser de nouveaux donateurs et rechercher de nouveaux partenaires dans leurs régions. Ils ne disposent pas de budgets spécifiques, mais peuvent en revanche bénéficier des concours logistiques et financiers du siège pour des manifestations locales de rayonnement SNSM.       

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