Laurent et Nicolas, soutiens locaux dans le domaine de la formation des Sauveteurs en Mer

Véritable enjeu de l’association, la formation des sauveteurs, tout au long de leur engagement bénévole, est primordiale pour la SNSM. Portrait de Laurent Darteyron et Nicolas Thiollent, chargés du soutien local dans le domaine des formations.
Nicolas Thiollent et Laurent Darteyron de la SNSM
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Nicolas Thiollent et Laurent Darteyron sont bénévoles depuis 20 ans à la SNSM, est désormais salariés soutiens locaux en formation © FCCY et DR

« Nous avons souhaité mieux accompagner les bénévoles et réduire la distance entre le pôle national de formation, le pôle de soutien de la flotte, et nos structures locales. Dans le cadre de notre ambitieux plan de formation 2021-2025, cela se traduit par le déploiement de salariés chargés du soutien de proximité, dans les domaines techniques et de la formation. Situés à proximité des structures de sauvetage, sur chaque façade maritime, ils répondent à un besoin croissant et facilitent l’accès des bénévoles aux stages. Progressivement, et de façon expérimentale sur trois zones dans un premier temps, la plupart des formations seront organisées localement, et les structures de sauvetage auront à leur disposition un système de soutien local, pour la maintenance de leurs moyens nautiques », explique Emmanuel de Oliveira, président de la SNSM. 

Bénévoles à la SNSM durant une vingtaine d’années, Laurent Darteyron et Nicolas Thiollent sont également devenus salariés depuis le mois de juin 2021, chargés du soutien local en formation, respectivement dans les départements du Var et des Alpes-Maritimes, et dans le Calvados et la Seine-Maritime. 

Racontez-nous vos parcours.

Nicolas Thiollent : Je suis bénévole à la SNSM depuis vingt-deux ans. En 1999, j’ai intégré l’association en tant que nageur sauveteur, affecté à la surveillance des plages. Dix ans plus tard, je suis devenu directeur adjoint du centre de formation et d’intervention de Rouen, puis chef de quart au centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) à Gris-Nez. J’organisais les formations et exercices sur différents types de moyens nautiques. En relation avec le Pôle national de formation des Sauveteurs en Mer, j’ai participé à l’écriture du référentiel de qualification sur la recherche et le sauvetage. Depuis 2018, je suis patron suppléant à la station SNSM de Saint-Valéry-en-Caux, en Seine-Maritime. 

Nicolas Thiollent SNSM
Nicolas Thiollent, bénévole depuis 22 ans à la SNSM, est désormais salarié soutien local en formation © FCCY

Laurent Darteyron : J’ai été militaire jusqu’en 2020. Étudiant, au début des années 90, j’étais à la fois nageur sauveteur et sauveteur embarqué à Biscarrosse. En 2017, je suis devenu nageur sauveteur à la SNSM et j’ai travaillé deux saisons en Corse. Hors période estivale, je suis nageur de bord au sein de l’équipage de la station SNSM d’Hyères. Rejoindre les effectifs en tant que salarié s’inscrit dans la continuité de mon engagement bénévole.

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Laurent Darteyron, bénévole depuis 20 ans à la SNSM, est désormais salarié soutien local en formation © DR

En quoi consiste la fonction de soutien local formation ?

Laurent : En lien avec les présidents et patrons de stations, l’inspecteur SNSM de la zone géographique concernée et les directeurs des centres de formation, nous examinons les besoins des sauveteurs en formation, selon la qualification, l’expérience et l’âge des équipages. Nous nous consacrons en priorité aux formations des formateurs et des équipiers embarqués. Nous assurons le suivi des qualifications des équipages et participons à l’élaboration et à la programmation du plan national de formation. 

Nicolas : Nous sommes rattachés à la direction de la formation des Sauveteurs en Mer, basée à Saint-Nazaire, à qui nous rendons compte des actions sur notre zone géographique. Nous sommes informés en temps réel des évolutions et pouvons adapter nos formations. Précisons que nous disposons des mêmes informations et procédures de travail sur toutes les façades maritimes, par souci de cohérence et d’uniformisation de nos techniques de sauvetage.

Avez-vous ressenti une certaine appréhension à l’idée de passer de bénévole à salarié ?

Laurent : La différence entre le statut de bénévole et celui de salarié est que, maintenant, on peut se consacrer pleinement à ce que l’on aime faire. On vit de notre passion. Avant, il nous fallait partager cette mission passionnante de bénévolat avec un travail en parallèle. Je suis ravi que la SNSM se développe sur les formations. Ce poste correspond pleinement à mes attentes, et j’ai été très bien accueilli par les bénévoles des stations de sauvetage, qui m’attendaient les bras ouverts.

Nicolas : Pour moi, cette création de poste s’inscrit dans la continuité de ce que je faisais déjà bénévolement. Je vois notre métier comme celui d’un animateur d’un réseau de formateurs bénévoles. En devenant salarié, j’appréhendais un éventuel changement dans mes relations avec les bénévoles, mais, finalement, je n’ai pas senti de différence.

Comment voyez-vous votre rôle ?

Nicolas : Du soutien et de l’accompagnement. Notre but est de conseiller et d’apporter des solutions aux bénévoles qui doivent structurer leur programme de formation. Nous aidons les formateurs bénévoles à organiser ou organisons nous-mêmes les formations aux premiers secours, comme celle d’équipier de pont, d’équipier de conduite ou de navigation, de sauveteur nageur de bord de niveau 1 et de lutte contre l’incendie.

Laurent : Nous pouvons aussi encadrer des stages de formateurs de formateurs, si nécessaire. Comme l’a dit Nicolas, nous avons un rôle fédérateur auprès des formateurs bénévoles de notre zone. Nous sommes là pour eux et l’humain est au cœur de notre mission. 


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Yann Deban, bénévole depuis 20 ans à la SNSM, est désormais salarié soutien local en formation © DR

Yann Deban, patron titulaire de la station d’Arcachon, a rejoint l’équipe des soutiens locaux formation le 1er octobre, pour la zone Gironde, Landes, Pyrénées-Atlantiques. La rédaction n’a pas eu la possibilité de l’interviewer avant de rédiger ces lignes.


Article rédigé par Alexis Haton