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1 400 Nageurs Sauveteurs prêts pour la saison 2014

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3 Juin 2014 -
Photo Bruno Bouvry d'une jeune Nageuse Sauveteuse



On le sait peu : la branche Nageurs Sauveteurs correspond à une longue tradition des Sauveteurs en Mer français. Dès l’époque des anciennes associations dont la fusion donna naissance à la SNSM il y a 50 ans, la sécurité des plages était partie prenante de la mission de sauvegarde de la vie humaine en mer.


Aujourd’hui, les Nageurs Sauveteurs de la SNSM assurent la surveillance d’un tiers des plages françaises. Cette mission leur est confiée par les maires, juridiquement responsables de la sécurité des baigneurs et des utilisateurs d’engins de plage dans la zone des 300 mètres au-delà du rivage.

Les jeunes Nageurs Sauveteurs (moyenne d’âge 18-25 ans) achèvent une année de formation exigeante (300 à 400 heures), encadrée par 800 formateurs bénévoles. Les niveaux de compétences requis par la SNSM sont en effet très élevés, supérieurs aux prescriptions règlementaires.

Il faut d’abord être un excellent nageur et réussir les trois épreuves suivantes :
•    natation en surface et en immersion avec et sans palmes dans des temps très sélectifs,
•    plongée pour récupérer un mannequin au fond de la piscine,
•    sauvetage d’une personne simulant une situation de détresse.

Bien que la plupart des stagiaires soient déjà très bons en natation, qu’ils pratiquent souvent déjà en clubs, il leur faut de nombreuses heures d’entraînement pour obtenir le diplôme du BNSSA (Brevet National de Sécurité et de Sauvetage Aquatique).

S’ajoute la formation au secourisme suivant des critères rigoureux, spécifiques à la SNSM.

Reste encore à obtenir le permis côtier nécessaire pour piloter les pneumatiques ou scooters des mers dont sont équipés les postes de secours. La formation au pilotage est encore renforcée par des séances pratiques propres à chaque embarcation.

Il faudra enfin suivre le stage amarinage, propre à la SNSM, qui permettra d’évaluer les stagiaires en milieu naturel. Malgré la sélection initiale, les stagiaires ne seront que 75 % à obtenir tous ces brevets.

1 400 NAGEURS SAUVETEURS POUR 270 PLAGES

La qualité de ces formations donne manifestement confiance aux jeunes Nageurs Sauveteurs. Aucun de ceux que nous avons rencontrés ne manifeste d’inquiétude particulière sur sa capacité à accomplir sa mission estivale.

En voici quatre parmi ceux que nous avons rencontrés au CFI de Lorient.

Marie Joannic a 17 ans, elle est en terminale S, Jordan Dupré a 19 ans et prépare un BTS. Tous les deux s’entraînent pour leur première saison en tenue de la SNSM. Ils aiment la mer, ont le goût de l’engagement et sont confiants dans leurs capacités sportives. Clément Albor (20 ans) et Margaux Josselin (18 ans) ont déjà respectivement deux et une saison d’expérience. Quand ces « anciens » se posent des questions, elles portent seulement sur le lieu de leur affectation.

La répartition des 1400 Nageurs Sauveteurs qui seront employés cette année au sein des 270 postes de secours affectés à la SNSM par les maires est une opération longue et compliquée.

Il faut tenir compte des niveaux de formation et d’expérience : première saison ou expérience d’années antérieures, qualification « océan » pour des plages réputées plus difficiles… Il faut aussi tenter de répondre aux desiderata exprimés par les Nageurs Sauveteurs qui déclarent les plages qu’ils souhaiteraient en priorité. Un vrai casse-tête résolu chaque année par la direction nationale des NS.

CE QUI LES ATTEND

Sur le lieu de leur affectation, les NS seront employés municipaux. Les Mairies les engagent avec des contrats saisonniers, les logent et les rémunèrent. Il faut savoir que ces jeunes gens ont payé de leur poche une grande partie du coût de leur formation (formation entièrement assurée par des bénévoles mais qui nécessite des moyens matériels relativement coûteux d’où un prix de revient de l’ordre de 900 € par stagiaire). Ils accomplissent également, hors saison, de nombreuses missions de sécurité pour des évènements nautiques ou terrestres. Ces prestations bénévoles participent à la formation et aussi au budget des CFI qui les facturent.
Pour la surveillance estivale des plages, il ne s’agit plus d’interventions ponctuelles ni d’attendre une éventuelle alerte mais d’un travail à plein temps assuré sur d’autres plages par des professionnels, policiers ou pompiers. D’où le passage saisonnier du statut de bénévole à celui d’employé municipal.

En poste, ils seront encadrés par les responsables municipaux et aussi par des responsables locaux de la SNSM, présidents de station ou responsables de CFI. Ils devront rester vigilants pendant des heures sur les plans d’eau dont ils assurent la sécurité, se tenir prêts à des interventions difficiles techniquement, physiquement et parfois psychologiquement. Mais ces interventions touchant à la vie ou à la mort ne seront pas, heureusement, leur pain quotidien. En gardant le sourire, ils devront enchaîner des centaines d’interventions de « bobologie » du genre petite blessure à désinfecter et panser. Une expérience qui ne décourage pas ces jeunes sauveteurs puisqu’ils sont très nombreux à renouveler leur engagement. Une ou plusieurs fois.

 

Graphique Nageurs SauveteursGraphique Nageurs Sauveteurs

(D'après l'article de Jean-François Pertus paru dans le numéro 128 de Sauvetage)

SNSM - Les Sauveteurs en Mer
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